Environnement

L’ASPAS cherche des terrains pour créer des réserves protégées

L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages, qui a tenu son assemblée générale il y a quelques semaines, bénéficie de la reconnaissance d’utilité publique se réjouit son président, Pierre Athanaze. Cette reconnaissance permet à l’association un surcroit de légitimité, mais permet aussi des conditions de financement plus avantageuses, avec une exonération des dons et legs


Par ailleurs l’association signale le lancement de son initiative ESPACE (Espaces Sauvegardés Par Actions du Conservatoire Européen), une structure déjà ancienne qui se trouve réanimée depuis la dernière assemblée afin de pouvoir acquérir la maîtrise foncière de terrains sur lesquels se trouvent des milieux à protéger.L’action vise à protéger, en particulier de la chasse, des terrains qui ne sont pas suffisamment protégés d’actions négatives pour le milieu, même dans des structures comme des réserves naturelles ou des parcs nationaux. ESPACE entend aussi protéger des terrains de chasses privées, de l’urbanisation.


L’association a ouvert une ligne budgétaire pour acquérir ces terrains sur lesquels aucune intervention ne sera effectuée et où les espèces seront laissées en libre évolution. Sauf exception, les espaces seront ouverts au public dans un cadre réglementé. L’association lance un appel à des personnes qui connaîtrait des espaces à acquérir. L’ASPAS lancera des appels à dons pour financer des opérations.



Le dernier numéro en date de la revue de l’ASPAS, propose par ailleurs des articles sur les effets de la chasse en matière de sélection des espèces animales, la chasse ayant pour effet selon l’association de sélectionner les animaux les moins farouches, qui seraient non pas les animaux les moins « naturels », mais au contraire les animaux dont le comportement est le plus naturel. Spontanément en effet, les animaux n’ont pas peut de l’homme et se laisseraient approcher par lui.


La revue propose aussi un article sur la surpêche et un article sur la fin de l’inscription du loup parmi les espèces protégées en France. Cet article fait allusion à un arrêté ministériel qui enlève le loup de la liste des espèces qui ne peuvent être tuées. L’arrêté, comme le nouveau Plan loup 2009-2012 prévoit en effet que des autorisations de tir de loups soient accordées dans les secteurs où les dégâts sur les troupeaux sont jugés très importants. L’Etat estime que les populations de loup se développent en France et ne sont pas menacées.


michel.deprost@enviscope.com


ASPAS, BP 505, 26401 CREST, téléphone 04 75 25 10 00


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ou www.aspas-nature.org


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