Bioéconomie

Autonomie alimentaire des élevages; la Front de Gauche veut aussi une agriculture locale forte

Autonomie alimentaire des élevages; la Front de Gauche veut aussi une agriculture locale forte

Corinne Morel -Darleux  ( Conseillère régionale Front de Gauche, Drôme) a défendu des arguments en faveur de l’autonomie alimentaire des élevages. Après le soutien à l’autonomie alimentaire aux élevage de ruminants, la Région soutiendra les élevages d’animaux monogastriques, les porcs et les volilles.

Les éleveurs rhonalpins, comme les agriculteurs de nombreux territoires en France, sont pris entre deux feux, a rappelé la Conseillère. Ils subissent ”  le rouleau compresseur de la spéculation sur les matières premières et les produits alimentaires”  et  ” la dérégulation libérale du secteur avec une PAC qui n’est plus en capacité de répondre aux difficultés du monde agricole.

L’élue a rappelé que l’OMC, le FMI, et la Banque Mondiale ont impulsé depuis des années, ” les politiques publics ont longtemps favoriser  une agriculture intensive qui bénéficie aux plus grands exploitants et ne permet plus de faire face aux enjeux actuels d’une agriculture vivrière, paysanne, bio et locale“. Des contraintes environnementales s’ajoutent aux pressions économiques: changement climatique, multiplication des aléas et la sécheresse, OGM.

Maintenir une production locale

Le maintien des emplois agricoles et d’une production alimentaire “saine et locale” restent des défis à relever comme la souveraineté alimentaire. “ Nous approuvons totalement cette volonté de la Région de favoriser un approvisionnement de proximité des matières premières pour l’alimentation des animaux qui passe par une relocalisation de l’économie dont la transformation des matières premières en région. La relocalisation des productions est ainsi partie intégrante de la transition écologique de l’agriculture. Le rapprochement géographique des activités agricoles et d’élevage en constitue un élément important

Pour sécuriser le revenu des éleveurs,  le Front de Gauche estime nécessaire une contractualisation avec les autres acteurs de la filière. ” Les éleveurs sont pris entre les industriels producteurs de nutrition animale et les distributeurs qui refusent de relever leur prix d’achat alors qu’ils prélèvent des marges inacceptables. La Front de Gauche souhaite qu’au niveau européen la relocalisation de la production de protéines végétales, et le reconquête de l’indépendance protéique de l’Europe.

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