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Auvergne-Rhône-Alpes investit 35 millions d’euros dans les nanotechnologies

Les acteurs du secteur des nanotechnologies ont été réunis ce lundi par la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour la présentation d’un soutien de la collectivité à hauteur de 35 millions d’euros.

Il y a quelques années, la majorité régionale peinait à ouvrir le débat sur les nanotechnologies, très critiquées par la composante écologiste de la coalition en place. La majorité issue des élections de 2015 prend aujourd’hui position d’une manière résolue.

Laurent Wauquiez, Yannick Neuder, Vice-président à l’Enseignement supérieur, la recherche, l’innovation et aux fonds européens, Annabel André-Laurent, Vice-présidente aux Entreprises, à l’emploi, au développement économique, et Stéphanie Pernod-Beaudon, Vice présidente à la Formation professionnelle et à l’apprentissage, ont réuni lundi les acteurs majeurs de la filière des nanotechnologies dont ST Microelectronics, Soitec, Sofradir, Minalogic, CEA-Leti, pour annoncer un premier soutien de 35 M€ de la Région au plan Nano 2022 et lancer un appel aux collectivités locales.

L’industrie des nanotechnologies (matériaux et composants à l’échelle du millionième de mètre) est, estime la Région, pour la France et l’Europe “une filière d’excellence, source d’innovation pour de nombreux secteurs (transports, défense et sécurité, objets connectés…) mais aussi un enjeu de souveraineté économique.” Comme pour le numérique, pour l’intelligence artificielle, les États-Unis et l’Asie investissent massivement dans ce domaine. “La France ne doit pas être en reste”, estiment les responsables régionaux.

22 500 emplois

Leurs arguments sont clairs : Auvergne-Rhône-Alpes “est une des trois seules régions européennes à disposer d’atouts de nature à rivaliser dans le monde entier, avec son pôle grenoblois qui allie recherche & développement, pré-industrialisation et industrialisation. En Auvergne-Rhône-Alpes, la filière des nanotechnologies compte près de 22 500 emplois.

Le plan Nano 2022, dans le prolongement de Nano 2017, s’inscrit cette fois dans une démarche européenne. L’Etat et les collectivités locales sont au premier plan des financements. Nano 2022 permettrait la création et le maintien de 3 000 emplois directs et de 8 000 emplois indirects. De 80 à 90 % des financements seraient attribués au bassin grenoblois. Dans le cadre du plan Nano 2017, la Région a investi 25 M€, dont 15 M€ pour l’acquisition d’un équipement de lithogravure au CEA de Grenoble.

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