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Baisse du taux de tritium dans certains effluents de la centrale de Bugey

Le 22 avril 2013, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a réalisé une inspection sur la présence de tritium dans les eaux souterraines à l’aval de la centrale nucléaire de Bugey. L’inspection a débouché sur deux résultats, qui ont permis d’expliquer l’origine de fuite de tritium de canalisations d’effluents de la centrale.

Pour rappel, le 15 octobre 2012, la centrale du Bugey avait déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire la présence de tritium en quantité supérieure à 100 becquerels par litre (Bq/l) dans les eaux souterraines, dans une zone très localisée sur le site.

Le premier constat confirme qu’une canalisation était inétanche et le second montre qu’aucun examen par contrôle direct de la tuyauterie n’était possible.
Suite à cette inspection, l’ASN a demandé à la centrale de confirmer les mesures prises afin de s’assurer qu’il n’y ait plus d’écoulement de tritium par la tuyauterie portant une inétanchéité. L’ASN a demandé quye la tuyauterie soit réparée dans les meilleurs délais et au plus tard le 31 décembre 2013. L’ASN demande qu’un programme d’examens périodiques et d’entretien des canalisations enterrées soit proposé dans un délai de 3 mois et mis en œuvre dans un délai de 9 mois.

Point d’avancement des travaux

Le chantier sur la portion de tuyauterie présentant un défaut a débuté. Mètre par mètre, le caniveau est ouvert et l’isolant de la tuyauterie est retiré, pour localiser le défaut et procéder à la réparation sur ce circuit, qui n’est plus utilisé depuis octobre dernier.

Point sur les dernières mesures

Les concentrations en tritium mesurées sur les puits de contrôle n°N8, N10 et N37 sont toujours en décroissance. Compte tenu du faible écoulement de la nappe, des traces de tritium peuvent être mesurées pendant plusieurs mois.
Les concentrations sur le puits N8 sont proches de la normale, entre 40 et 50 becquerels par litre (Bq/l).

Les concentrations mesurées sur le puits de contrôle n°037 enregistrent des fluctuations entre 150 et 360 Bq/l. Ces mesures sont en effet influencées par le niveau du Rhône dont dépend la dilution de l’eau, le puits 037 se situant à proximité du fleuve.
Les concentrations en tritium mesurées dans les eaux du sous-sol de la centrale restent très inférieures au seuil de potabilité de l’eau (10.000 Bq/l), fixé par l’OMS.

 

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