Environnement

Bayer confirme son intérêt pour Monsanto

Bayer a confirmé ce lundi, son offre valorisant  le groupe Monsanto à 62 milliards de dollars, ce qui selon le groupe allemand implanté à Lyon, représenterait pour les actionnaires de Monsanto une valeur certaine et une prime réelle et immédiate.

Les deux géants de la protection des plantes sont implantés en région lyonnaise : Bayer Cropscience avec le siège de son activité de protection des plantes, avec une usine de formulation à Villefranche sur Saône et Monsanto, avec son siège France à Saint-Priest.

L’acquisition de Monsanto par Bayer créerait selon le groupe allemand basé à Leverkusen, un numéro un mondial de la production des plantes  avec un large portefeuille de produits et un potentiel exceptionnel de recherche pour la mise au point de solution innovantes et commercialement intéressantes pour les agriculteurs. La fusion donnerait naissance à un géant des pesticides et des OGM. Elle confirme la consolidation en cours dans le secteur de l’agro-chimie avec la fusion de  Dow Chemical et de DuPont, celle du suisse Syngenta avec le chinois ChemChina.

Monsanto a engagé une vaste restructuration comprenant la suppression de 3.600 emplois, soit 16% de ses effectifs, d’ici 2018 et la fermeture de sites et des dépréciations d’actifs.

Le groupe de Saint-Louis, dans le centre des Etats-Unis, connu notamment pour son herbicide Roundup, dont la substance glyphosate est actuellement controversée et la chute des ventes des semences transgéniques. Cela est la conséquence d’abord de la baisse des revenus des agriculteurs depuis quelques années, qui affecte la demande pour les outils agricoles, les engrais, les pesticides et les semences, mais aussi de l’appréciation du dollar qui rend les produits Monsanto chers pour les agriculteurs d’Amérique latine.

La division d’agrochimie de Bayer, dont les pesticides dits “tueurs d’abeilles” sont aussi décriés, a également souffert ces derniers mois.

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