Science

Biodiversité : les espèces introduites doivent aussi compter !

Biodiversité : les espèces introduites doivent aussi compter !

Les indicateurs de biodiversité utilisés dans l’étude de l’évolution de la nature sont incomplets : ils ne prennent en compte que les espèces indigènes, excluant volontairement les espèces introduites. c’est ce que démontre une récente étude de l’Université de Genève.

Le solidage géant (Solidago gigantea) est une espèce introduite de l’Amérique du Nord considérée comme fortement invasive en Suisse ou en France. Elle possède pourtant des propriétés médicinales et permet des interactions biologiques intéressantes avec des pollinisateurs. © Martin Schlaepfer – UNIGE

De nombreux rapports scrutent l’état actuel de la biodiversité et prédisent l’impact du mode de vie de l’être humain sur son évolution. Ces études, réalisées dans une perspective de protection de la biodiversité visent pour l’essentiel à la protection des espèces et des milieux indigènes, propres à chaque région du monde, dans le but de protéger l’authenticité des paysages et l’écosystème terrestre. Or ces rapports se fondent sur plusieurs indicateurs qui ne prennent en compte que les espèces indigènes, c’est-à-dire «d’origine» pour chaque région, alors que les écosystèmes abritent également des espèces volontairement ou accidentellement introduites, qui jouent un rôle tout aussi important sur l’évolution de la biodiversité. Il en découle que les rapports internationaux sur la nature sont partiellement faussés, conclut une récente étude de l’Institut des sciences de l’environnement (ISE) de l’Université de Genève (UNIGE), dirigée par Martin Schlaepfer, et publiée dans la revue PLOS Biology

Ce contenu est réservé aux abonnés...

Déjà abonné ? Connectez vous !

VOIR AUSSI