Énergie

Bosch Vénissieux: la CGT demande à l’Etat et à la Région d’aider l’organisation du photovoltaïque

Le groupe Bosch prévoit de céder son site de Vénissieux assemblant des panneaux photovoltaïques. Cette perspective inquiète la ville de Vénissieux, mais aussi les syndicats en particulier la CGT.

Le syndicat s’est adressé au Ministre du Redressement productif, mais le minitère nous adit que cela regardait d’abord Bosch » explique Serge Truscello, de l’Union locale CGT de Vénissieux.

La fermeture de l’usine de Vénissieux pourrait entrainer la suppression de 300 emplois sur le plan local . Mais Bosch entend aussi se séparer de toute sa division solaire qui comprend l’usine de fabrication de cellules installées à Arnsatd, en Allemagne.

Une industrie solaire mal en point

Le problème c’est que l’industrie solaire européenne est mal en point. A la fin de la semaine dernière, Frank Asbeck, président du directoire de SolarWorld, cité par le quotidien financier Handelsblatt a annoncé que la reprise des activités solaires de Bosch pouvait l’intéresser. Mais pour Serge Truscello, la situation de Solar World n’est pas très solide.

En tous les cas du côté des repreneurs français, les perspectives ne sont pas forcément claires. Les pouvoirs publics se sont tournés rapidement vers des groupes comme Total ou EDF, déjà impliqués dans le solaire. EDF s’est déjà engagé dans la reprise de PhotoWatt il y a un an, et le groupe peut difficilement se lancer dans une autre reprise. Même si les activités montage de panneaux de Bosch Vénissieux, pourraient être séparées des activités allemandes. De même pour Total.

Pour la CGT, il reste une solution,  organiser la filière photovoltaïque française, autour d’un GIE ou d’une autre structure. Evidemment l’Etat risque de  ne pas être partant.  La CGT se tourne aussi vers la Région Rhône-Alpes, très engagée dans le débat sur la transition énergétique. La CGT  a obtenu un rendez-vous le 31 mai avec Jean Louis Gagnaire, vice président de la Région en charge des dossiers économiques. Un  rendez-vous qui aux yeux de la CGT  est éloigné car le dossier Bosch est urgent.

michel.deprost@enviscope.com

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