Biodiversité

Cancérogénicité du glyphosate : l’Anses lance un appel pour des recherches

A la demande du Gouvernement, l’Anses lance un appel à candidature pour améliorer les connaissances relatives à la cancérogénicité du glyphosate, substance active de nombreux herbicides.

© Zeynel Cebeci (CC BY-SA 4.0)

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a remis début juillet aux ministres en charge de l’Ecologie, de la Santé et de l’Agriculture, un avis relatif au cahier des charges d’une étude sur le potentiel caractère cancérogène du glyphosate.

Les ministres avaient saisi l’Anses le 28 mars 2018, compte tenu des avis divergents sur la cancérogénicité de la molécule herbicide rendus par les agences qui font référence en matière d’évaluation. Le Circ, agence internationale de recherche sur le cancer de l’OMS a inscrit en 2015 le glyphosate sur la liste des substances cancérigènes probables pour l’homme alors que l’Efsa (Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments) et l’Echa (Agence Européenne des produits Chimiques) d’autre part ont conclu respectivement en 2015 et en 2017 que le glyphosate était peu susceptible de présenter un risque cancérogène.

A la suite de cet avis, l’Anses lance un appel à candidature en direction des équipes de recherche publique, nationales et internationales pour réaliser cette étude. Les résultats disponibles sous 18 mois complèteront le dossier de réexamen de l’autorisation de la substance par les États Membres de l’Union Européenne en 2022.

Le coût de l’étude s’élève à 1,2 M€ et son financement sera assuré par des crédits du plan Ecophyto.

En complément, le Gouvernement demande à l’Anses de procéder, avec l’appui de l’Inra, au retrait des autorisations de mise sur le marché français des produits contenant du glyphosate lorsque des alternatives existent pour chacun des usages couverts par l’autorisation de la mise sur le marché. Cette démarche permet, sur le fondement des travaux de la communauté scientifique, de mettre en œuvre l’engagement présidentiel de “sortie du glyphosate” pour une transition vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement et de la santé.

 

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