Énergie

Centrale nucléaire de Fukushima; le refroidissement se poursuit

L’Autorité de sûreté Nucléaire française fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi où la situation est devenue de plus en plus préoccupante au fil des jours.

L’ébullition de l’eau des piscines des réacteurs n°3 et 4.se poursuit et les opérations de refroidissement continuent. De nouveaux moyens pour refroidir le combustible sont envisagés. L’exploitant TEPCO et les autorités japonaises poursuivent leurs efforts pour rétablir le refroidissement du combustible nucléaire, en se concentrant en priorité aussi sur les coeurs des réacteurs n°1, 2 et 3.
Un largage d’eau par hélicoptère a été mis en oeuvre à quatre reprises jeudi au-dessus du réacteur n°3. Les images de ces opérations ont été diffusées par les télévision. Une interventionpar camions équipés de canons à eau a permis projeter 30 tonnes d’eau. Une deuxième intervention avec des moyens de plus grande puissance est en cours de mise oeuvre en ce début de matinée en France.

Une ligne à haute tension en service samedi

TEPCO a annoncé qu’une ligne électrique à haute tension avait pu être posée jusqu’à la centrale. Sa connexion pourrait intervenir d’ici samedi et permettre le redémmarrage d’équipement de refroidissement. En revanche, les opérations de décompression volontaire des enceintes conduisent toujours à des rejets radioactifs.

Les actions de protection des travailleurs et de la population sont de la responsabilité de l’exploitant TEPCO et des autorités japonaises. Le 16 mars, l’évacuation de la zone des 20 km autour de la centrale a été mise en oeuvre et les autorités japonaises ont maintenu la demande de mise à l’abri de la population dans un de 30 km.

La radioactivité relevée par les balises de mesure à Tokyo reste faible même si elle est fortement aussi de la normale. Elle ne nécessite pas d’action particulière de protection des populations, un point sur lequel est d’accord la CRIIRAD. En revanche, l’exposition aux rayonnements des travailleurs sur le site reste préoccupante au vu des mesures de radioactivité relevées sur site.

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