Environnement

CFAL Lyon-Sud : les opposants en appelleront aux ministres.

Les opposants à la consultation sur le Contournement Ferroviaire de l’Agglomération de Lyon Sud refusent la concertation close par le Préfet. Ils s’adresseront à la ministre de l’Ecologie et au Secrétaire d’Etat aux Transports.

C’est un non catégorique que les opposants au CFAL-Sud expriment de nouveau alors que la concertation menée dans le cadre de l’enquête publique se termine ce mardi. Les opposants, élus locaux ou parlementaires, représentants d’associations comme Fracture appartiennent à des partis politiques différents : Erwan Binet député de l’Isère est socialiste, Georges Fenech, député du Rhône et Thierry Kowacs, maire de Vienne et président de la Communauté d’Agglomération du Pays Viennois appartiennent à l’UMP, et Jean Charles Kolhaas, conseiller régional Europe Ecologie les Verts.

Enfoncer un coin entre le préfet et le gouvernement

Philippe Page, pour l’association Fracture, a rappelé le sens global de l’action des opposants. Pour le représentant de Fracture, les tracés du CFAL Sud proposés par l’Etat, sont totalement inadaptés et dangereux, car ils ne prennent pas en compte l’environnement urbain et humain des secteurs traversés.

Les opposants entendent enfoncer un coin entre le préfet de Région Carenco, et le Gouvernement. Ils reprennent volontiers le qualificatif que s’attribue le représentant de l’Etat : “à un certain moment je deviens autiste ». Pour les anti CFAL-Sud, le préfet n’a pas écouté.

Les critiques portent sur la dimension environnementale : menaces sur la nappe phréatique, risques d’accident, nuisances sonores, impact sur l’image du Côte du Rhône ; et la pertinence du tracé. Passer par Sibelin ne serait pas justifié en raison du déclin du fret ferroviaire et du développement de la plate forme de Grenay, à l’Est de Lyon, qui dans quinze ans supplanterait Sibelin. La desserte de la rive droite du Rhône, et de Saint-Etienne serait inutile, un cadencement existant déjà entre Saint-Etienne-Lyon et Saint Exupéry.

Un projet de lobbies économiques

Pour certains opposants, le tracé ne serait soutenu que par les Chambres de Commerce et d’Industrie, soucieuses de défense des entreprises, indifférentes à l’environnement. Le soutien du Ceser au tracé Sud Sibelin, s’expliquerait par le poids des lobbies industriels, en particulier des lobbies de la chimie et les syndicats de salariés au Ceser ne seraient pas libres de leurs position !

Les opposants mettent en avant enfin, l’avis de la Commission Mobilité 21 qui en 2013 a estimé que le projet de CFAL pouvait ne pas être lancé avant 2030, voire, 2050. Si le projet n’est pas urgent, il est important de ne pas geler des terrains, de bloquer le développement de communes.

Pour Thierry Kovacs, comme pour les autres élus, la solution est le passage le long de la LGV Méditerranée, dont l’emprise peut accueillir une ligne ferroviaire, avec, selon lui un impact environnemental réduit.

michel.deprost@enviscope.com

 

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