Cœurs de villes : le CESER veut que les acteurs locaux soient associés

Le Conseil économique, social et environnemental d’Auvergne-Rhône-Alpes approuve l’opération lancée par l’Etat en faveur des centres de villes moyennes. Il demande que les acteurs locaux soient associés à cette action qui doit éviter le saupoudrage.

L’opération Cœur de ville lancée par l’Etat vise à redynamiser les cœurs des villes notamment les villes moyennes. Le but du dispositif annoncé en décembre 2017 vise à réhabiliter, à restructurer l’habitat, à appuyer le développement économique et commercial, la mobilité et l’accessibilité  des centres, à améliorer les espaces publics et le patrimoine. En tout, le mécanisme doit s’adresser à 222 communes en France et permettre d’investir plus de 5 milliards d’euros sur cinq ans.

Vingt-cinq communes sont candidates en Auvergne-Rhône-Alpes. Le Conseil régional doit lors de sa session des 14 et 15 juin, délibérer sur sa participation. Le Conseil économique, social et environnemental régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, réunit ce mardi  a adopté un avis sur le projet.

Antoine Quadrini, président du CESER, a rappelé que le celui-ci s’est intéressé depuis longtemps aux villes moyennes. A la fin de 2017, la commission prospective animée par Jean-Pierre Claveranne, a rendu un rapport sur le sujet (voir notre interview video). Ce mardi, le CESER a insisté sur plusieurs points en attirant la vigilance des conseillers régionaux.

Jean René Murcia (CGT, avis positif), a rappelé que le CESER avait étudié le dossier dans un rapport prospectif publié il y a plusieurs mois. Jean René Murcia, au nom du CESER apprécie que l’Etat s’intéresse aux villes moyennes et petites. Ainsi, Robert Carceles (CFE-CGC, avis positif ) a rappelé que  “si une ville moyenne se porte bien, c’est l’ensemble du territoire, y compris ses parties rurales, qui se porte bien.” Pour Sophie Musset (UNSA, CFDT, CFTC, avis positif), à l’heure de la mondialisation, les métropoles jouent leur rôle de poumon économique mais l’égalité territoriale « semble mise à mal » pour les transports et l’emploi. Pour des raisons économiques, écologiques et sociales, a rappelé la conseillère, il faut maintenir les centre villes en équilibre, pour éviter le recours systématique à la voiture. Le commerce de proximité est apprécié des habitants et contribue à la santé économique des communes tout en garantissant la cohésion sociale pour les générations futures.

Eviter le saupoudrage

Philippe Dessertine (collège 1, entreprise, avis positif)  regrette que le choix des communes ait été réalisé par l’Etat sans consultation des instances locales. Il craint le saupoudrage des 15 millions d’euros alloués aux 25 communes identifiées en Auvergne-Rhône-Alpes (soit 600 000 euros par commune). Il est rejoint sur cette position par le groupe CGT. Elisabeth Rivière (LPO) a pour sa part expliqué que les collèges 3 et 4 ont voté l’avis soumis en l’état, faute d’avoir pu travailler en raison de délais trop courts.

 

 

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