Énergie

Compagnie du Vent: le fondateur veut défendre l’entreprise

« PME et grands groupes : une alliance impossible ? » Jean Michel Germa, fondateur de la Compagnie du Vent s’interroge alors qu’il poursuit un bras de fer avec l’actionnaire majoritaire de l’entreprise, GDF Suez.
Deux décisions rendues par le Tribunal de Commerce de Montpellier les 8 et 15 juin confirment provisoirement l’autorisation qui été donnée à GDF Suez de tenir l’assemblée des associés le 27 mai ayant conduit à la révocation de son poste de président de Jean-Michel Germa, fondateur de l’entreprise, président de la SOPER, actionnaire minoritaire de la Compagnie. Jean Michel Germa, alors président avait ajourné l’assemblée et placé La Compagnie du Vent sous la protection du Tribunal de Commerce, protection accordée le 23 mai.
Jean Michel Germa est en désaccord avec l’évolution récente de l’entreprise dont le GDF Suez a pris le contrôle quand il lui a cédé la majorité. “GDF n’a pas apporté le financement attendu pour le développement des projets en cours” ce qui selon Jean Michel Germa, compromet ses projets.
Le président de SOPER rappelle qu’il avait proposé en 2007 à GDF une entrée dans le capital pour conforter le développement du leader de l’éolien français, notamment avec le projet offshore des Deux Côtes (plus de 2 milliards d’euros d’investissements) découvert, initié et développé depuis plus de 5 ans par l’entreprise. La Compagnie a mené le Débat Public de l’année 2010…
Accords non respectés

Pour Jean Michel Germa, « GDF Suez n’a pas respecté les accords qui nous lient depuis l’origine, portant ainsi préjudice à l’entreprise. GDF Suez a volontairement entravé le développement de La Compagnie du Vent et privilégié, à son seul profit, d’autres partenariats industriels ». « GDF Suez se prépare à répondre à l’appel d’offre de l’éolien offshore via un consortium le liant à AREVA et Vinci qui réduit le rôle de La Compagnie du Vent à la portion congrue ! GDF Suez va imposer à La Compagnie du Vent de lui transférer les études réalisées et son savoir faire contre une indemnisation dont le montant n’a rien à voir avec les bénéfices que pouvait escompter la société si elle était restée au centre de la réalisation de ce projet » explique Jean-Michel Germa dans un communiqué.

En août 2010, suite à un appel d’offre lancé pour réaliser un projet éolien à Tarfaya au Maroc (plus de 600 millions d’euros d’investissement), GDF Suez a mis un terme aux ambitions de développement international de La Compagnie du Vent en privilégiant un partenariat industriel avec International Power, filiale à 100% et concurrent direct de La Compagnie du Vent. Tarfaya était un projet éolien essentiel pour l’entreprise et les emplois qu’il devait générer.

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