Bioéconomie

Le CESE veut un accroissement durable de la production forestière

Le Conseil Economique, Social et Environnemental a voté par 170 voix et 9 abstentions, un avis sur l’avenir de la forêt française.

La filière forêt bois française  reste confrontée à d’importantes difficultés, avec comme conséquences parmi d’autres une balance commerciale déficitaire de 6 milliards d’euros, second poste de déficit commercial après l’énergie.

Les forêts privées,très morcelées sont souvent sous exploitées car les trois quarts des propriétaires possèdent moins de 4 hectares. Les bois français, majoritairement issus de feuillus, ne correspondent pas toujours aux besoins du marché. Les scieries sont en fort déclin du fait d’un manque de compétitivité au niveau européen découlant d’une insuffisance d’investissements de modernisation, notamment par les entreprises artisanales.

Selon l’avis du CESE,  la filière ” insuffisamment structurée”, devra faire face à de profonds changements. Le développement du recours au bois, notamment pour la production d’énergie et dans le secteur de la construction, exigera d’augmenter significativement la production.

Conflits d’usage autour du bois énergie

Il s’agit de mobiliser durablement les bois disponibles et de veiller au renouvellement des parcelles exploitées. ” Des conflits d’usage découlant de l’augmentation de la demande et de la montée en puissance de nouveaux types d’usage, comme le bois-énergie, ne sont pas à exclure dans un avenir proche“. L’adaptation au changement climatique accroit les incertitudes pour les forestiers pour les choix des essences, les modes de gestion sylvicole.

Pour le CESE, l’accroissement de la production forestière ne doit pas avoir d’effets négatifs sur d’autres plans: écologiques, sociales et sociétales. Les métiers forestiers doivent devenir plus attractifs pour disposer de la main d’oeuvre qualifiée indispensable. Le rôle et les moyens de l’ONF “méritent une attention particulière”.

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