Le Conseil national de l’industrie appelle à réduire les dépendances aux énergies fossiles et à renforcer l’ambition de l’Industrial Accelerator Act pour soutenir l’industrie européenne et la souveraineté de l’Union européenne
Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, a réuni l’ensemble des filières industrielles du Conseil national de l’industrie (CNI) pour un point sur les conséquences pour l’industrie de la guerre au Moyen-Orient. Ont été évoquées les mesures pour réduire les dépendances françaises aux énergies fossiles et la politique de préférence européenne à porter dans le cadre de l’Industrial Accelerator Act afin de diminuer les dépendances des pays de l’Union sur les secteurs les plus stratégiques. Le Conseil national de l’industrie a examiné les risques pour l’industrie liés au conflit au Moyen-Orient, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, de volatilité des prix et de sécurité des chaînes de valeur.
Les échanges ont souligné la nécessité d’accélérer l’électrification de l’industrie, en travaillant à la levée des freins techniques, réglementaires et économiques . Il faudra s’appuyer sur l’accès compétitif à une électricité décarbonée apportée principalement par le nucléaire et portée par la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie 3.
Il sera nécessaire de relancer d’appel d’offres pour les Grands Projets Industriels de Décarbonation (GPID) et de l’appel à projets DECARB IND . Il sera aussi nécessaire de réviser les référentiels d’émissions du marché carbone européen pour 2026-2030 en maintenant le cap de décarbonation sans dégrader la compétitivité.. Enfin il faudra réformer les paramètres de la taxe carbone aux frontières avec des valeurs d’émission par pays par produit pour mieux lutter contre les risques de contournement ;
Le Conseil national de l’industrie s’est félicité de la publication de l’Industrial Accelerator Act, le 4 mars dernier, par la Commission européenne. préférence européenne, tout en soulignant la nécessité d’en renforcer le contenu. a préférence européenne ne doit s’appliquer qu’aux seules productions réalisées dans l’Union européenne ou dans l’Espace économique européen. Considérer les productions des États ayant une union douanière ou un accord de libre-échange avec l’UE comme équivalentes à des productions européennes (plus de 70 pays ) serait contreproductif. France Industrie et le MEDEF ont particulièrement soutenu cet objectif.
Il a été demandé d’élargir l’application de la préférence européenne aux secteurs stratégiques relevant de sa souveraineté, et les mesures liées aux investissements de qualité qui doivent favoriser les transferts de compétences et partage de gouvernance au bénéfice des européens ont été saluées.




