Environnement

Contrats de corridors Bauges-Chartreuse-Belledonne: les espèces sauvages circuleront mieux

Le contrat Bauges Chartreuse vise à favoriser la circulation des espèces entre les deux massifs le massif de Chartreuse et le massif des Bauges.  Il vise à étudier l’état des milieux et la circulation des espèces entre les deux massifs. Le contrat Chartreuse Belledonne a le même objectif pour le nord deud Grésivaudan.
La circulation entre les massifs passe par  Métropole Savoie, qui est couverte depuis 2005 par un Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)  qui prévoit la préservation autour des agglomérations de ceintures vertes.
Les milieux dans lesquels vivent les espèces sont de plus en plus menacés, et restreintes. Les milieux dans lesquels circulent les espèces le sont aussi.
Les zones construites sont de plus en plus nombreuses, les infrastructures de transports plus nombreuses connaissent un trafic de plus en plus intense (routes, autoroutes, voies ferrées).  Des lignes de transports d’électricité sillonnent le ciel. Les cours d’eau sont aussi de plus en plus artificialisés par des seuils, des barrages, des quais, des ponts, des remblais, des rectifications.  L’artificialisation des vallées alpines est deux fois plus rapide que le rythme d’artificialisation d’autres secteurs en France.

Cours d’eau

Pour les cours d’eau les actions concerneront l’Albanne, qui prend sa source dans le Granier et s’écoule vers le lac du Bourget. Le Glandon, le Bondeloge et le Coisetan prennent leur source en  Chartreuse ou en Belledonne et coulent vers l’Isère.  La restauration de ces cours d’eau permettra d’améliorer la situation d’espèces comme le castor, le blageon, un poisson de petite taille de cours de plaine. Les améliorations devraient toucher aussi les forêts riveraines.

La restauration concernera aussi les zones humides,  de part et d’autre des cours d’eau (Albanne, Bondeloge, Glandon, Isère et sur le plateau de Boige.  Plusieurs marais sont concernés : Marais des Noux, de Bondeloge, zone humide de Corniolo, délaissés de l’Isère, Mas des Essarts, forêt alluviale de Chapareillan.
La restauration des zones humides favorisera  la Couleuvre à collier, la Grenouille agile, l‘Azuré de la sanguisorbe.
Des restaurations de milieux terrestres amélioreront la situation du muscardin,  un petit rongeur mangeur de bourgeons, de fleurs, de fruits et de graine trouvés dans les sous bois, les friches, les haies. Le bruant proyer, un oiseau de plaine qui aime les postes de chant (poteaux, bosquets)  en déclin depuis une trentaine d’années, bénéficiera aussi des améliorations. Le  Petit rhinolophe, une espèce de chauve souris, devrait aussi tirer un avantage de l’amélioration es milieux. Des mesures de prairies fleuries devraient protéger des espèces comme la  Sauge des prés ou l’Oeillet des Chartreux.
Les franchissements de routes et de voies ferrées seront aussi améliorés. Des passages seront créés  au dessus ou au dessous des infrastructures, pour permettent aux animaux de franchir ces infrastructures. Des dispositifs, permettront d’attirer les animaux vers ces passages, comme d’autres dispositifs, permettront de réduire l’éblouissement des animaux par les phares. Le lièvre brun qui a fortement décliné, devrait bénéficie des installations. La RD 1006,  la RD 923, la RD 1090 bénéficieront d’infrastrutures de franchissement.
Le contrat de corridor biologique Bauges Chartreuse 2009-2014 devrait entrainer 3,6 millions d’euros de travaux, financés à hauteur de 35% par le FEDER (Europe), de 27% par la Région, de 3% par l’Etat de 8% par l’Agence de’ l’Eau, de 28 % par les différents maitres d’ouvrages.
Le contrat Chartreuse Belledonne devrait couter 1,6 million d’euros, financés par le FEDER (17%), la Région (32%), l »’Etat 3%), l’Agence de l’Eau (27%)  et les maitres d’ouvrages (21%)

michel.deprost@enviscope.com

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