Construction et aménagement

Le Projet Colibri du Pôle d’Innovations Constructives présenté à Montréal

Un bâtiment modèle de développement durable verra le jour au centre-ville de Lac-Mégantic (Québec) grâce à la contribution exceptionnelle d’un réseau de partenaires en Rhône-Alpes. Regroupés à l’initiative du Pôle Innovations Constructives (PIC) et aux côtés de l’AEPI, ces partenaires vont reconstruire la capitainerie de la marina, détruite après la catastrophe ferroviaire de l’été 2013.

La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, entourée de Thierry Roche, vice-président Partenariat et Marketing territorial du Pôle Innovations Constructives (PIC) de la région Rhône-Alpes et de Fabienne Joly, chargée de développement économique, Coordination projets d'entreprises de l'Agence d'études et de promotion de l'Isère. [Photo AEPI]
La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, entourée de Thierry Roche, vice-président Partenariat et Marketing territorial du Pôle Innovations Constructives (PIC) de la région Rhône-Alpes et de Fabienne Joly, chargée de développement économique, Coordination projets d’entreprises de l’Agence d’études et de promotion de l’Isère. [Photo AEPI]

Baptisé Le Colibri, le projet est avant tout une histoire de cœur et de solidarité, qui unit la région de Lac-Mégantic et Rhône-Alpes, notamment la Chambre de Commerce et Industrie Nord-Isère. Depuis une dizaine d’années, ces deux régions entretiennent des liens de collaboration sur différents volets de développement.

Le projet a été présenté le 18 mars dernier au salon Americana, à Montréal, dans le cadre du Carrefour de l’innovation.

« Quelques semaines seulement avant la tragédie, la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, nous avait visités pour continuer de tisser des liens entre les deux régions », explique l’architecte Thierry Roche, initiateur du projet et vice-président Partenariat et Marketing territorial du PIC.

« Lorsque la tragédie est survenue, nous avons été bouleversés, mais en même temps touchés par la détermination avec laquelle la mairesse et son équipe ont voulu surmonter l’épreuve et apporter rapidement de l’espoir à une population sous le choc. Autant la tragédie est démesurée, autant la réaction nous semblait exceptionnelle, particulièrement avec la démarche de participation citoyenne Réinventer la ville. »

Ainsi, les partenaires du PIC ont-ils voulu apporter leur contribution à la reconstruction du centre-ville, en faisant une proposition inusitée : reconstruire un lieu emblématique en mettant à profit les meilleures approches en développement durable et technologies propres, tant françaises que québécoises.

« Cette proposition, qui a été faite dès le printemps 2014,  nous a tout de suite séduits, commente Colette Roy Laroche. L’approche préconisée par les partenaires de la région Nord-Isère cadre parfaitement avec notre vision de la reconstruction, qui est de réaliser un quartier durable modèle, intégrant une architecture audacieuse qui se marie à notre histoire, et la volonté exprimée par les citoyens d’avoir un centre-ville à échelle humaine. »

Un bâtiment démonstrateur

La nouvelle capitainerie, dont la construction devrait débuter à la fin 2015, recréera un lieu de rencontre et d’échanges, en plus d’abriter un espace de restauration et des services sanitaires publics. La proposition architecturale fait voir un bâtiment au toit vert, qui rappelle la forme d’un bateau s’avançant sur le lac.

« De grandes entreprises et organisations françaises de la région Rhône-Alpes sont associées au projet, comme l’AEPI, le PIC, la CCI Nord-Isère, Schneider Electric, Airstar, Lafarge ou Serge Ferrari. Nous lançons l’invitation aux entreprises québécoises en développement durable de joindre notre projet, car nous voulons absolument en faire un lieu de démonstration des savoir-faire franco-québécois », ajoute Fabienne Joly, de l’Agence de développement économique de l’Isère, qui contribue à la mobilisation des partenaires industriels du projet.

Lors d’une session de travail à Lac-Mégantic ces derniers jours, les partenaires du projet Le Colibri ont convenu d’en confier la responsabilité à une organisation à but non lucratif (OBNL) en cours de formation. Celle-ci sera constituée d’intervenants des deux bords de l’Atlantique ; elle dirigera la réalisation du projet et, ultérieurement, la gestion du bâtiment.

La Ville de Lac-Mégantic est propriétaire du terrain où Le Colibri verra le jour; elle compte le céder à la future OBNL par le biais d’un bail à long terme. « Cela nous apparaît la meilleure approche, indique la mairesse de Lac-Mégantic. Le Colibri ne sera pas un bâtiment municipal à proprement parler, mais un bâtiment communautaire au sens premier du terme, qui deviendra une plateforme de collaboration fructueuse et durable avec nos amis et partenaires français. »

Une vitrine des savoir-faire

Véritable vitrine des savoir-faire des entreprises rhônalpines en matière de construction durable, la rélisation de ce démonstrateur Le Colibri est également l’opportunité de renforcer une coopération transatlantique, qui démarre. C’était également le point de vue du président du cluster des technologies propres au Québec, interrogé précédemment.

Acteur reconnu pour sa capacité à mener des  actions d’Interclustering, l’AEPI s’attachera à renforcer les synergies entre les acteurs académiques, économiques et culturels fédérés autour du projet Colibri. L’action de l’AEPI portera également sur la valorisation des compétences et des savoir-faire des acteurs de la filière construction durable isérois.

 

 

 

 

 

 

 

VOIR AUSSI