Bioéconomie

Expo Milan 2015: l’agriculture doit concilier marchés locaux et export

L’agriculture doit répondre aux marchés locaux, tout en conservant une activité d’exportation. La Région Rhône-Alpes et les professionnels sont d’accord, comme ils l’ont rappelé sur le pavillon France à l’Exposition Universelle Milan 2015

Sur des marchés globalisés, les agricultures doivent retrouver des équilibres. Les marchés des produits agricoles sont globalisés et ne sont plus abrités derrière des barrières douanières. Les produits agricoles doivent circuler pour assurer la sécurité alimentaire. Les produits agricoles doivent pouvoir être exportés de régions excédentaires vers des régions en situation de demande en raison d’accidents climatiques ou sanitaires. Des échanges internationaux régulés sont nécessaires pour nourrir la planète, thème de l’Exposition Universelle Milan 2015, ouverte depuis le Ier mai, sur laquelle la France présente un pavillon remarqué.

Demande locale et demande extérieure

Les marchés mondiaux ne doivent cependant pas être livrés à la spéculation et laisser des agricultures moins compétitives décliner. C’est vrai pour des agricultures du Sud, comme pour des agricultures européennes. Les agricultures doivent trouver des équilibres entre demande de proximité et demande extérieure.

C’est la stratégie des agricultures de Rhône-Alpes et d’Auvergne. L’agriculture de Rhône-Alpes doit être en mesure de répondre à la demande locale en produits de qualité. L’agriculture régionale a encore beaucoup à apporter aux consommateurs régionaux: des fruits, des légumes, des vins, des viandes.

La prise en compte des marchés locaux permet d’améliorer d’intégrer de la valeur ajoutée, d’accroitre la rentabilité, d’améliorer l’image. Mais l’exportation n’est pas contradictoire avec la livraison aux marchés de proximité. Le récent Contrat Régional d’Objectifs de Filière pour les ovins, mis en place par Rhône-Alpes et les organisations professionnelles, permet a rappelé Jean-Jack Queyranne, de soutenir les exploitations, qui occupent et entretiennent des territoires de montagne, sans oublier l’exportation.

Pour Jean-Luc Flaugère, président de la Chambre régionale d’Agriculture de Rhône-Alpes, le secteur a vocation à exporter des vins, des fromages, du lait, des abricots, des fruits, des ovins, des volailles, des broutards en Italie. L’agriculture rhône-alpine exporte des céréales, par la voie d’eau.

L’exportation permet de livrer des produits sur des marchés qui n’en disposent pas pour des raisons techniques. ” L’exportation doit veiller à ne pas déséquilibrer des agricultures locales. ” souligne de son côté Alain Berger, commissaire du Pavillon France. ” Elle doit même servir de support à des coopérations pour aider au développement d’agricultures locales.”

michel.deprost@enviscope.com

 

 

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