Bioéconomie

Ferme GAEC TRAMASSARD : un cheval dans le maraîchage bio.

Comment se présente votre exploitation agricole ?

Françoise Dufour : Anne et moi avons racheté cette exploitation il y a douze ans. L’exploitation précédente était déjà en maraîchage. Nous nous sommes directement installées en maraîchage bio. Nous employons deux autres personnes qui travaillent trois et quatre jours par semaine. Nous avons également un apprenti qui travaille en alternance. Nous avons choisi de faire une production très diversifiée, car notre priorité était la vente au détail sur des marchés, dans le but de privilégier les circuits courts. Les premiers temps, nous allions sur les marchés où se rendaient les propriétaires précédents. Mais très vite, nous nous sommes aperçues que ce n’était pas suffisant, c’est pourquoi nous nous sommes établies chacune respectivement sur un autre marché.

Quels légumes produisez-vous ?

Nous cultivons plus de 150 espèces de légumes, en comptant les différentes sortes de choux . Ainsi, nous produisons des choux-fleurs, des brocolis, du chou rouge, du chou vert, mais également des haricots, des salades, des tomates, des courgettes, des carottes,…

Cependant, nous ne vendons pas que sur des marchés. Nous vendons également à un producteur de Saint-Etienne. Lorsque nous avons un trop-plein de produits, nous le valorisons auprès de grossistes. Nous vendons parfois à la ferme le jeudi, mais nous n’avons pas les moyens de créer un bâtiment réservé à cette activité. Cependant, rien ne remplace la vente sur les marchés, car nous sommes en contact direct avec les clients.

Pourquoi vous êtes-vous installées en maraîchage bio ?

Nous avons choisi de faire du bio par conviction. Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir un père qui avait un grand jardin pour nourrir toute la famille. D’autre part, cela permet de donner des produits de qualité aux clients. Enfin, d’un point de vue technique, c’est relativement aisé. Nous cultivons entre 4 et 5 hectares de surface agricole. Nous louons un étang qui approvisionne la ferme en eau, ainsi que quelques terres où se trouve un réseau d’irrigation, car il n’y a pas de réseau sur notre commune.

Mettez-vous en œuvre des actions en faveur de l’environnement ?

Je pense que le fait de travailler en agriculture biologique est déjà un moyen en soi de respecter l’environnement. Sinon, nous utilisons le cheval en plus du tracteur. Mais il s’agit plus d’une passion que d’une question de rentabilité. De plus, le cheval permet de faire un meilleur travail au niveau du sol. En revanche, nous ne compostons pas nos déchets de culture, par manque d’organisation. Financièrement, nous arrivons à vivre de notre travail, mais nous sommes tributaires du temps. Cette année, la trésorerie a été un peu juste.

jean-baptiste.jacquet@enviscope.com

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