Énergie

Fukushima en France : l’IRSN répond à la CRIIRAD

Après la catastrophe de Fukushima, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire a décidé de prévoir quand les premiers signes de radioactivité arriveraient en France. L’IRNS a fait « tourner » un modèle mis au point avec Météo France.
Il a ainsi prévu que les éléments radioactifs pouvaient arriver en France le 23 ou le 24 mars. La CRIRAD révèle que la radioactivité a été détectée dès le 22 mars et accuse l’IRNS d’avoir caché les données.

Jean-Marc Perez, responsable de la surveillance de la radioactivité dans l’environnement à l’IRSN réfute tout acte tendant à cacher, volontairement ou non, des données au public ou aux acteurs du nucléaire. Il explique que l’IRSN n’a pas souhaité protéger l’image des scientifiques ou cacher des éléments.

Les informations sur la radioactivité, sont publiées en permanence sur le site du réseau National de Mesure (RNM): http://www.mesure-radioactivite.fr/public/ A partir du 16 mars des mesures simplifiées ont été publiées sur le site CRITER.
Ce site destiné au grand public donne des informations plus simples mais suffisantes.
« Nous avons le souci de communiquer, et nous mettons au point nos sites avec des tests réalisés avec la participation de personnes du public. Les personnes nous demandent de ne pas les noyer sous trop d’informations » explique Jean Marc Perez.
A l’IRSN on aurait préféré que la CRIIRAD prenne contact afin de demander des explications.

Mais l’association très engagée contre le nucléaire, a préféré lancer une accusation infondée sur la place publique, afin de mettre en cause le rôle des scientifiques et le rôle de l’institution en matière d’information. L’association suggère subtilement que l’IRSN et avec lui les pouvoirs publics (Gouvernement, ASN) ont laissé croire que le « nuage » de Fukushima avait touché la France avec retard.
Jean Marc Perez rappelle aussi que le la radioactivité constatée en France après Fukushima est 100 inférieure à la radioactivité constatée après la catastrophe de Tchernobyl.

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