Geopark : le Pays Beaujolais travaille le dossier pour l’UNESCO

Avec l’intégration du label Geopark au sein de l’UNESCO, le Pays Beaujolais a déposé un nouveau dossier pour entrer dans le processus de reconnaissance de son patrimoine géologique.

Le projet de Geysopark préparé par le Pays Beaujolais a du être présenté de nouveau cette fois dans les procédures de l’UNESCO. En effet la reconnaissance des régions riches d’un patrimoine géologique intéressant se rapproche des labels déjà en place pour le patrimoine naturel ou pour le patrimoine urbain.

Les lignes directrices du dossier restent globalement les mêmes, mais des changements ont dû être opérés pour répondre au nouveau cadre. Le dossier terminé a été envoyé au réseau français des Geoparks, qui l’a transmis à l’UNESCO.

Auvergne Rhône Alpes compte déjà trois des cinq géoparcs de France : les Bauges, le Chablais et les Monts d’Ardèche Le Géoparc du Beaujolais serait le quatrième. Le Pays Beaujolais doit travailler un dossier moins facile que celui d’autres candidats. En Pays Beaujolais la géologie est complexe, et discrète, reconnait Clément Cazé, en charge du dossier Syndicat Mixte du Pays Beaujolais.

Terrains anciens et terrains sédimentaires

Le Beaujolais réunit des terrains très anciens du socle primaire, terrains de roches sédimentaires transformées, comme les schistes, et des terrains calcaires dans le secteur spectaculaire des Pierres dorées, au sud. Tout cela est bien caché, sous les forêts ou sous les terres viticoles.

Le secteur des Pierres dorées, est déjà mis en valeur avec l’Espace des pierres Folles qui comprend un parcours pédagogique. Au sud du Beaujolais, plusieurs sites remarquables sont déjà répertoriés : l’ancienne mine de cuivre de Chessy les Mines, des carrières. Ces sites ne sont pas seulement intéressants pour leur richesse géologique ou minière. Ils le sont aussi avec des milieux transformés par l’Homme. Certaines mines abritent des espèces protégées telles que des chauves-souris.

Ailleurs dans le Beaujolais, la valorisation géologique est plus délicate à mettre en œuvre. Le patrimoine bâti a recouru aux pierres locales, l’habitat étant très différent entre Beaujolais viticole de plaine ou de pentes, et habitat de montagne du Haut Beaujolais. En Haut Beaujolais, composé de très hautes montagnes il y a plusieurs centaines de millions d’années, la géologie est couverte de forêt ou de landes. On trouve des schistes témoins d’anciens dépôts de sédiments, même près de sommets très usés.

L’objectif est pour le Syndicat mixte, de rendre possible une mise en valeur globale, du sous-sol, du sol, de production de ce dernier et des constructions des hommes.

Si le dossier avance au niveau français, une expertise de terrain nationale aurait lieu sur site pendant l’été. En septembre 2017  un rapport et des recommandation du réseau des Geoparks  serait transmis à l’UNESCO. La candidature sera acceptée, différée en vue d’améliorations ou carrément refusée. Au printemps 2018  aurait lieu le vote des États membres de l’UNESCO pour la labellisation “UNESCO Global Geopark”.

 

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