Énergie

GrDF Isère et le Sedi veulent mieux prévenir les dommages aux ouvrages de distribution du gaz

A la signature de la convention Brigitte Thoureau, directrice territoriale de GrDF Isère avait convié Bertrand Lachat, président du Sedi, Frédéric Périssat, secrétaire général de la préfecture et les représentants du SDIS. [photo Enviscope]

« La sécurité est le point crucial et dans ce domaine les dommages aux ouvrages sont le premier facteur de risque » indique Brigitte Thoureau, directrice territoriale de GrDF Isère. Après plusieurs années de baisse, leur nombre (4 165 dommages/an en France, 290 en Rhône-Alpes et 35 en Isère) stagne, malgré un travail concerté avec les différents intervenants.

Cela étant, « en Isère, secteur dynamique où il y a beaucoup de chantiers, le taux de dommages est l’un des plus faibles, par rapport au nombre de demandes de travaux (DICT) » commente Gérard Fontanel, délégué exploitation maintenance GrDF Rhône-Alpes. Il explique également toutes les actions engagées pour réduire leur nombre : partenariats avec l’Institut de Formation du BTP (près de 900 personnes sensibilisées en 2012 sur la région) et avec les grosses entreprises, actions de street learning (cas concrets dans une rue), séances de feux de fouilles.

Sensibiliser élus et personnels communaux

Ayant observé que 60% des incidents étaient causés lors de travaux engagés par les communes et collectivités en tant que maître d’ouvrage, GrDF et le Sedi se sont rapprochés.

La particularité des réseaux, tant de gaz que d’électricité, est qu’ils sont la propriété des communes. Pour autant, celles-ci n’ont pas toutes la connaissance parfaite de leur positionnement sur le terrain et au moment des travaux le tracé des canalisations n’est pas systématiquement effectué. D’où l’action en commun avec le Sedi, qui représente en tant qu’autorité concédante la quasi-totalité des 533 communes de l’Isère. Son président, Bertrand Lachat, pour qui « la sécurité n’est pas un problème abstrait » rappelle les travaux de concertation, débutés dans le cadre des conférences prévues par la loi NOME. Des sessions d’information et de sensibilisation conjointes, d’une demi-journée seront donc proposées aux élus, salariés et prestataires.

Sécurité des riverains et perturbation a minima des usagers

C’était l’occasion aussi pour Serge Granget, responsable du bureau d’exploitation GrDF sillon alpin (cellule de surveillance du réseau, qui compte 15 personnes sur le site de Fontaine), de présenter les procédures d’intervention en cas de sinistre. Dès réception de l’alerte, via le numéro d’urgence sécurité gaz ou les pompiers du SDIS, la mise en sécurité est la priorité numéro 1. Avant même l’arrivée des équipes d’intervention sur les lieux, GrDF inventorie avec son logiciel cartographiant le réseau, les différentes stratégies propres à satisfaire l’impératif de mise en sécurité des riverains, tout en limitant le plus possible les coupures du service. Une fois les coordonnées GPS entrées dans la base, la recherche des points d’intervention sécurité (PIS) et l’identification des gros consommateurs et clients domestiques concernés permettront de prendre les décisions.

La technologie évolue, et les branchements, objets des 2/3 des agressions, comportent maintenant un déclencheur intégré en cas d’accrochage de la canalisation. Celles-ci pourront être équipées de puces RFID, donnant  profondeur et informations, comme l’a évoqué Frédéric Périssat, secrétaire général de la préfecture de l’Isère, faisant part de sa récente visite chez Ryb, concepteur et fabriquant de ces tuyaux “intelligents”.

antoine.reboul@enviscope.com

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