Environnement

Impact de Tchernobyl en Corse: l’IRSN invalide l’étude demandée par la collectivité

Suite à un appel d’offres européen lancé en 2012 par la Collectivité Territoriale de Corse, le groupement « Ospedali Galliera », coordonné par le Pr. P.Cremonesi de l’Hôpital de Gênes (Italie) a réalisé entre avril 2012 et juin 2013 une « enquête épidémiologique sur les retombées en Corse de la catastrophe de Tchernobyl ». L’IRSN publie aujourd’hui son analyse de cette étude.

Voici les principales conclusions de l’IRSN :

  • Les données de base utilisées dans les trois études qui constituent ce rapport et les méthodes d’analyse paraissent approximatives et mal décrites. Par rapport à l’expérience de l’IRSN, la réalisation de telles études dans un délai aussi court ne peut permettre le degré de qualité nécessaire à de bonnes études épidémiologiques.
  • Si l’idée de l’utilisation des archives des médecins de l’île est intéressante et aurait pu répondre à l’absence de système de surveillance dans les années 1980, l’utilisation de ces données aurait nécessité un protocole mieux établi, sur une base plus exhaustive, et avec des méthodes d’analyse mieux adaptées.
  • Les limites des études réalisées sont insuffisamment discutées par les auteurs, alors que celles-ci peuvent avoir entrainé des biais majeurs dans les résultats. Les interprétations des auteurs en termes de « risques attribuables au nuage de Tchernobyl » vont bien au-delà de ce que devraient permettre les analyses réalisées, en particulier en regard de l’absence d’information sur l’exposition réelle des individus en Corse.

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