Construction et aménagement

Infrastructures : INDURA donne la priorité au changement climatique

Réduction des émissions de carbone,  adaptation au changement climatique, utilisation plus large du numérique : le cluster INDURA, Infrastructures Durables Rhône-Alpes-Auvergne conforte sa stratégie. Cédric Moscatelli succède à Paul Galonnier à la présidence du Cluster  .

Lors de l’assemblée générale du Cluster INDURA, Cédric Moscatelli a été choisi pour succéder à Paul GALONNIER à la présidence d’une organisation  forte de 134 adhérents. L’assemblée du Cluster s’est déroulée à l’Hotel de Région, en présence de Xavier ODO, conseiller régional membre de la Commission Enseignement supérieur, recherche, numérique et innovation , de  Xavier NEUSCHWANDER, président de la Commission technique et innovation de la FNTP,de  Jacques ROUDIER, Président d’IREX, de Pierre BERGER, Président de la FRTP Auvergne-Rhône-Alpes et de Pierre RAMPA, fondateur du Cluster INDURA.

Cédric Moscatelli est directeur général du Groupe CAN ( 500 salariés, CA 2021 : 70 M€ HT, 11 filiales) Implanté à Mirmande dans la Drôme, le Groupe CAN est spécialiste des travaux spéciaux et difficiles d’accès. Il intervient dans le monde entier sur des projets d’infrastructure  : transport (routier, ferroviaire, maritime) ; énergie (oil & gas, centrales de production) ; tertiaire (Immeubles de Grande Hauteur, Monuments Historiques). Associé de l’entreprise à mission Time for the Planet qui souhaite rassembler 1 milliard d’euros pour déployer 100 innovations contre le réchauffement climatique, Cédric Moscatelli est Conseiller du Commerce Extérieur Auvergne-Rhône-Alpes.

Développer la visibilité du génie civil

« Nous allons continuer à développer une visibilité régionale d’excellence en génie civil. Labellisé cluster régional en 2014, le Cluster INDURA, c’est plus de 150 projets montés depuis 2010, 50 dossiers cofinancés, 110 M€ de budget investi sur les territoires et 36 M€ de fonds publics investis en 11 ans dans les domaines de recyclage des enrobés, confortement des digues, infrastructures cyclables, routes du futur, réseaux souterrains, équipements hydrogènes, BIM, risques naturels, maçonnerie d’ouvrage, géothermie, requalification des friches, réchauffement urbain, déblais inertes … » souligne Cédric MOSCATELLI.

Le nouveau président intensifiera l’ambition du cluster : projets Recherche et Innovation, nouveaux savoir-faire; implantation de dispositifs à vocation nationale et internationale ; politique d’innovation nationale à travers le Hub Innov’Infra.

 

Carbone, Climat, numérique

Une feuille de route en 3 axes stratégiques Carbone, Climat et Numérique.

Pour la réduction des émissions carbone, INDURA  met en avant la plateforme régionale I-MAST d’innovation matériaux et structures qui travaille sur le renforcement et réparation des ouvrages par composite, la vulnérabilité et durabilité des ouvrages, le recyclage des matériaux routiers et déblais et la modélisation numérique.

Le projet national DOLMEN (Développement d’Outils et de Logiciels pour la Maçonnerie Existante et Neuve) réunit  une base de données des caractéristiques des matériaux, les méthodes de dimensionnement ou encore une analyse développement durable de la maçonnerie.

Le projet Interreg France-Suisse VADEME (Valorisation agronomique des déblais inertes du Genevois et Grand Annecy)  vise l’optimisation technique, environnementale et économique de la gestion des déchets inertes terreux.

Adaptation au changement du climat

Après l’atténuation visée par la réduction des émissions, l’adaptation consiste à développer un savoir-faire pour parer aux impacts du changement, avec par exemple des projets liés à l’économie circulaire. Le groupe I-RISK  mène des actions sur les ouvrages pare-pierres soumis aux charges de neige, les glissements de terrain, l’impact de la fonte du permafrost sur les infrastructures…  Une réflexion sur l’optimisation des itinéraires modes doux avec la construction d’ouvrages neufs ou l’adaptation de l’existant .La lutte contre les Ilots de Chaleur Urbains.

Déployer les innovations numériques

Plusieurs projets seront déployés au niveau du numérique. Ainsi, le projet RINA étudie la faisabilité de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le contexte des risques géologiques…La mutualisation des données du programme IDfriches doit faciliter le développement de projets. La surveillance vibratoire des chantiers, l’autonomie énergétique des stations de montagne, l’éclairage et équipements dans les tunnels… sont d’autres axes de travail comme la récupération rapide de données sur site, la prise en compte des incertitudes dans la gestion des opérations liées aux risques naturels gravitaires…

 

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