Construction et aménagement

La capture et le stockage nécessaires pour réduire la concentration du CO2

Afin de limiter le réchauffement climatique, il est nécessaire de ne pas dépasser une teneur de l’atmosphère en CO2 supérieure à 450 parties par million. C’est pour atteindre cet objectif que le déclin des énergies fossiles doit être relayé par le développement des énergies renouvelables moins émettrices de CO2 comme l’éolien ou le photovoltaïque, ou simplement émettrices de CO2 récemment présent dans l’atmosphère (CO2 de la biomasse) C’est pour cela que le nucléaire est promu par certains.
Le Panorama annuel de l’énergie présenté par l’Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles, fait le point sur l’avenir de la capture et du stockage du CO2.
45 milliards de tonnes
Les émissions mondiales de CO2 s’élèvent à environ 30 milliards de tonnes. La poursuite du scénario actuel amènerait à des émissions entre 40 et 45 milliards de tonnes en 2035. L’impact des engagements et promesses actuels entrainerait une réduction de 17% par rapport au scénario « tendanciel ». Des mesures supplémentaires (efficacité énergétique renforcée, développement des énergies sans carbone) permettraient de réduire encore de 26% les émissions.
Mais pour atteindre l’objectif de 450 parties par million, il faudrait mettre en œuvre des techniques de capture et de stockage de CO2 capables de réduire encore de 17% le tonnage de C02 émis.
Evidemment, la capture et le stockage de CO2 ont un coût, très important pour le charbon. Le prix de la tonne de CO2 capturée et stockée pourrait varier de 50 à 80 dollars la tonne dans le secteur de la production d’électricité. Ce qui fera augmenter le prix de cette énergie !
Mais cette voie nécessaire est vraiment en train de venir une réalité. Au niveau mondial, 210 projets sont actifs, et 34 sont d’ores et déjà réalisés.

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