Environnement

La chasse au moustique tigre est ouverte

Depuis 2006, afin de prévenir et limiter la circulation de ces virus, le Ministère chargé de la santé a mis en place un dispositif de lutte contre le risque de dissémination de la dengue et du chikungunya en France métropolitaine.

Ce plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue définit cinq niveaux de risque à partir des résultats de la surveillance des populations de moustiques.
les départements Rhône-Alpes sont classés de la façon suivante :
-niveau 0.a : absence d’Aedes albopictus : Loire ;
– niveau 0.b : présence contrôlée d’Aedes albopictus : Ain, Savoie et Haute-Savoie ;
– niveau 1 : implantation d’Aedes albopictus : Ardèche, Drôme, Isère et Rhône.
– niveaux 2 à 5 : le niveau 2 est déclenché lors du diagnostic d’un premier cas de dengue ou chikungunya autochtone (survenant chez une personne n’ayant pas voyagé),

– niveau 5 correspond à une situation épidémique installée.
Le passage en niveau 1 de l’Ardèche, la Drôme, l’Isère et du Rhône a été décidé par le ministère de la santé au vu des résultats de la surveillance entomologique en 2012. Ces départements ont été inscrits dans la liste des départements où les moustiques constituent une menace pour la santé des populations. Le dispositif de lutte est mis en place à partir du 1er mai et jusqu’au 30 novembre. Mais toutes les zones de ces départements ne sont pas colonisées par le moustique. Les zones de montagne plus froides sont assez protégées et les secteurs sensibles sont les secteurs péri-urbains où les points d’eau stagnante sont nombreux.

La surveillance entomologique est renforcée sur cette période dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter. Cette surveillance vise à détecter la présence du moustique pour agir le plus précocement possible pour ralentir la progression de son implantation géographique.

Dans les zones où le moustique n’est pas implanté

Dans les départements où le moustique n’est pas encore considéré comme implanté la surveillance est réalisée par l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) Rhône-Alpes. L’EID suit un réseau de pièges pondoirs installés dans les zones à risque d’implantation du moustique, le long des grandes infrastructures de transports notamment.  Le but de retarder l’installation d’Aedes albopictus en détruisant les gites larvaires et en traitant les sites infectés.
Les départements concernés sont l’Ain, la Loire, la Savoie et la Haute-Savoie. Dans chacun des départements où le moustique est implanté (niveau 1 : Ardèche, Drôme, Isère et Rhône), un arrêté préfectoral, définit les modalités de surveillance entomologique et de lutte anti-vectorielle mises en oeuvre par le département et son opérateur le cas échéant.

 

VOIR AUSSI