Environnement

La chute du prix du pétrole, défi pour l’Algérie

Jamais un phénomène comme l’actuel faible prix du baril n’a eu autant de conséquences économiques imprévues et opposées.

De notre côté de la Méditerranée la chute du prix du brut depuis plus d’une année est vécue avec une énorme soulagement. Les ménages se réjouissent de facture de chauffage allégées et de pleins moins onéreux. Les entreprises aussi trouvent un répit, des plus importantes consommatrices d’énergie aux entreprises des secteurs les plus variés. Le Gouvernement lui-même  compte bien sur cette énergie moins chère pour relancer l’activité sans renoncer à des efforts en faveur des énergies renouvelables.

Mais cette baisse des prix à des conséquences dramatiques pour l’Algérie voisine… N’oublions pas qu’Alger, Oran, Sétif ou Constantine, sont plus proches de Rhône-Alpes et de l’Auvergne, que bien des capitales européennes. Les liens entre nos régions et l’Algérie sont étroits. Gérard Collomb, président du Grand Lyon et Emmanuel Imberton, président de la CCI de Lyon,  seront cette semaine à l’Alger pour une visite économique dans trois de ces métropoles.

Comme l’indique notre confrère le quotidien El Watan la ” poursuite de la baisse préoccupante des revenus a été provoquée par la chute des cours du pétrole, cette énergie rapportant plus de 95% des revenus extérieurs et comptant pour 60% dans le budget de l’Etat.”

Les recettes de pétrole et de gaz pour le  troisième pays producteur africain, ont chuté de 41,41% sur les neuf premiers mois de 2015, selon les Douanes algériennes. De la mi-juin 2014 à janvier 2015, les cours de l’or noir ont dégringolé de plus de 100 dollars le baril à moins de 60.

La baisse du prix du pétrole a entrainé une chute des exportations, l’Algérie n’exportant presque rien d’autre que des hydrocarbures. La déficit de son commerce a été de 10,33 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2015, contre un excédent de près de 4,09 milliards à la même période de 2014.

L’Algérie dont donc diversifier son économie en valorisant bien d’autres ressources que ses hydrocarbures pour satisfaire les besoins des Algériens. Les ressources nationales sont importantes et doivent être développées, sur le plan agricole, maritime.
L’Algérie doit aussi diversifier ses ressources énergétiques en misant sur les renouvelables que sont le solaire et l’éolien dont les potentiels sont colossaux. L’INES et des entreprises du sud-est de la France sont présents de l’autre côté de la Méditerranée où se tient le salon des Energies renouvelables d’Oran.

 

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