Environnement

La criminalité environnementale : 260 milliards de dollars au niveau mondial

L’ampleur de la criminalité environnementale est supérieure de 26 % aux estimations réalisées jusqu’à présent. Elle pourrait  atteindre  258 milliards de dollars  selon un rapport publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement et Interpol, dont le siège mondial est à Lyon.

L’essor de la criminalité environnementale mis en avant à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement est spectaculaire.  Des réglementations insuffisantes et des forces de contrôle et de répression trop faibles n’ont pu prévenir le développement de la criminalité internationale, celle des réseaux de trafiquants et celle de rebelles armés,  qui tirent des revenus de trafics qui alimentent les conflits, dévastent les éco systèmes et menacent certaines espèces d’extinction.

Achim Steiner,  Directeur général du Programme des nations unies pour l’environnement ( PNUE)  rappelle que l’essor de la criminalité environnementale à travers le monde, est profondément déstabilisant. ” D’énormes sommes d’argent sont générées au profit  de  gangs hautement spécialisés. Il  est essentiel que le monde agisse à présent pour combattre ces trafics avant qu’ils ne soit trop tard ».

Selon le rapport, la criminalité environnementale  arrive devant le trafic d’armes légères évalué à 3 milliard de dollars. C’est la quatrième activité criminelle au monde,  après le trafic de stupéfiants, le contrefaçon et le trafic d’êtres humains. Le montant de sommes détournées en raison de la criminalité environnementale est 10 000 fois plus élevée que les sommes consacrées par la communauté internationale pour combattre cette criminalité qui n’est de que 20 à 30 millions de dollars.

«  La criminalité environnementale se développe à un rythme inquiétant. La complexité de ce type de criminalités  demande des réponses multi sectorielles et des coopérations transfrontalières.  Avec ses compétences de police globale, Interpol est engagée avec ses états membres dans le combat contre les réseaux organisées dans le domaine de la criminalité environnementale. » explique le secrétaire général d’ INTERPOL , General Jürgen Stock.

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