Énergie

La filière du photovoltaïque demande des appels d’offres et une simplification du marché

Pour Arnaud MINE, Président de SER-SOLER et vice-Président du SER,  « le grand chantier de la réforme des mécanismes de soutien aux énergies renouvelables est lancé par la Commission Européenne et les Etats membres. Cela prendra du temps et c’est normal. Gardons cependant à l’esprit que les entreprises du secteur sont confrontées, quotidiennement, à l’urgence face au marché français qui a continué à se réduire en 2013. Avec notre Plan de relance, nous proposons le développement d’une filière industrielle intégrée de l’amont à l’aval, suffisamment solide sur son marché intérieur pour être offensive à l’export, dans un marché mondial en plein essor.»

 Le Plan de relance de la filière solaire photovoltaïque (1)  publié  ce lundi par SER-SOLER présente, de la vision stratégique élaborée par le Syndicat quant au développement de cette filière en France et à l’international. Les propositions sont organisées autour de cinq thèmes :

 Le SER-SOLER estime qu’il faut «  redonner de la visibilité aux acteurs de la filière photovoltaïque en instaurant un marché intérieur pérenne, au volume suffisant et maîtrisé, qui favorise l’offre industrielle locale et avec un coût optimisé pour la collectivité ». Le SER-SOLER demande une programmation pluriannuelle d’appels d’offres pour les installations de puissance supérieure à 250 kWc : 500 MW tous les six mois a minima pendant trois ans.  Pour lui,  le cahier des charges devrait mieux flécher les offres vers du contenu industriel local. L’appel d’offres pour les installations  entre 100 et 250 kWc devrait être pérennisé en renforçant le contenu industriel local.

La dernière baisse trimestrielle du tarif à 13,81 c€/kWh pour le segment professionnel des installations en intégré simplifié au bâti inférieures à 100 kWc entraine l’arrêt du marché même pour les équipements bénéficiant de la bonification « made in Europe » maximale de 10 %.  Le SER-SOLER signale un phénomène de spéculation à la baisse en raison de la baisse des tarifs pouvant aller jusqu’à 9,5 %.

Choc de simplification

Le SER demande un choc de simplification, avec une réduction drastique des délais d’instruction des demandes d’autorisation et des procédures d’autorisation pour le renforcement du réseau électrique et garantir le respect des délais de raccordement.  Le SER SOLER demande l’accompagnement des entreprises à l’international.  BPI France devrait  financer 300 MW par an de projets photovoltaïques à l’export à forte valeur ajoutée industrielle française, par l’intermédiaire de prêts concessionnels.
Sur le plan de développement en France, le SER alerte sur la mise en oeuvre des Schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3RENR), qui entraînent une dégradation importante des conditions de raccordement des ENR, alors même qu’ils avaient initialement vocation à faciliter leur accès au réseau.

Le SER-SOLER demande enfin la mise en place d’un modèle économique pour l’autoconsommation.

michel.deprost@enviscope.com

 

A l’occasion de cette publication,

(1) http://enr.fr/docs/2014134932_SERSOLERplanrelancePV.pdf

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