Énergie

La France et l’Italie veulent renforcer leurs industries

Si le trafic marchandises entre la France et l’Italie recule, c’est au profit du trafic issus des ports d’importations de biens importés en Europe. L’accroissement des importations et , pour la France, le recule des exportations est le signe d’un recul de la compétitivité. Ce problème inquiète la France et l’Italie comme l’ont dit mercredi à Rome, Enrico Letta, Président du Conseil italien et François Hollande. Les deux chefs d’états ont confirmé que le Conseil européen des 13 et 14 février sera dédié à la compétitivité industrielle.
Les deux  gouvernements partagent la même inquiétude devant l’érosion de la contribution de l’industrie manufacturière au PIB européen passée de 15,5 % en 2012 à 15,3 % en 2013. Ils veilleront lors du Conseil européen que soit adopté un agenda industriel ambitieux pour l’Europe pour parvenir à un relèvement de la part de l’industrie dans le PIB de l’Union européenne.

Pour les patrons des exécutifs, les réglementations européennes en matière de concurrence, d’aides d’État et d’énergie doivent être repensées à la lumière des transformations imposées par le contexte de compétition mondiale. Un système de contrôle efficace des subventions accordées en dehors de l’UE, doit être créé pour que les entreprises européennes ne soient pas pénalisées par rapport à leurs concurrents internationaux. C’est le dossier du photovoltaïque chinois qui illustre ce problème.
La France et l’Italie partagent la même exigence de donner plus d’importance à la formation industrielle du Conseil compétitivité pour  l’économie réelle et en particulier certains secteurs de l’industrie qui ont le plus souffert de la crise. La politique industrielle ne doit pas laisser de côté les autres politiques européennes pouvant influencer la compétitivité: environnement, commerce extérieur, concurrence, les aides d’État, énergie.

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