Environnement

La tête de liste socialiste aux élections municipales de Vénissieux présente son programme sur le logement et l’environnement

En matière de finances, quels sont les engagements pour les taux et pour les rentrées fiscales, et quels sont les points sur lesquels vous entendez réaliser éventuellement des économies  ?

Je m’engage à ne pas augmenter les taux des impôts locaux pendant le mandat. il faut absolument préserver le plus possible le pouvoir d’achat des Vénissians, et il n’est donc pas envisageable de leur faire supporter une telle hausse.

J’identifie deux leviers d’économies : d’une part, la réflexion sur la mutualisation des moyens avec le Grand Lyon, future métropole de Lyon, qui doit être l’occasion d’être plus efficace dans l’action publique. D’autre part, une réflexion générale sur l’organisation des services communaux, qui doit permettre de clarifier les missions des agents communaux et de chaque service afin de leur redonner du sens.

2 -Sur quelles compétences la commune  doit-elle se concentrer ?

Les compétences de proximité, qui touchent directement au quotidien des habitants, doivent concentrer l’essentiel du travail de la commune.

Politique en matière de logements, comment assurer une production plus adaptée à la pluralité des budgets?

Sur Vénissieux, 53% des logements sont sociaux ; il ne faut pas aller au-delà de ce taux mais trouver un équilibre, notamment en construisant des logements en accession pour les classes moyennes afin de privilégier une mixité dans notre commune. La répartition des différents types de logement doit se faire à l’échelle de l’agglomération, y compris sur les communes de l’ouest lyonnais.

En matière d’énergie, quelles sont les actions envisagées non seulement sur le patrimoine de la Ville, mais aussi en direction du patrimoine de logements privés, les copropriétés, notamment pour lutter contre la précarité énergétique ?

Le patrimoine de la Ville est encore loin d’être énergétiquement performant. Il faut aller plus loin dans les travaux de réhabilitation du patrimoine communal, dans l’installation de panneaux photovoltaïques, etc. Il existe des outils et des aides aujourd’hui inexploités, par exemple la SPL OSER, portée par la Région Rhône-Alpes, et qui permet aux collectivités qui s’y engagent de bénéficier de facilités techniques et financières pour réaliser ces travaux.

Il faut également mieux accompagner les particuliers, notamment les copropriétés, dans les plans de rénovation thermique. L’exemple de la copropriété Grandes terres des vignes, à Vénissieux, est en ce sens éloquent. La mairie se doit d’être un interlocuteur efficace pour faciliter la mobilisation de ces dispositifs (subventions Grand Lyon, Région, Etat).

Développement  économique : quels projets de développement économique avez-vous pour la commune ?

 D’une part, il est nécessaire de mieux informer et accompagner les publics en recherche d’emplois. Il existe un vivier d’emplois non pourvus mais aussi des opportunités de formation, d’apprentissage, de tutorat, qui ne sont pas exploitées aujourd’hui car elles manquent de visibilité. C’est tout le sens de la maison de l’emploi que nous proposons de créer afin de concentrer dans un même lieu toutes les institutions concernées (pole emploi, CCI, Région,…) pour mieux mettre en relation entreprises et demandeurs d’emplois.

D’autre part, il faut favoriser la création et l’implantation d’entreprise sur notre territoire, qui bénéficie d’atouts considérables : réserves foncières, très bonne accessibilité… Pour cela, nous proposons de mettre en place des pépinières d’entreprises pour accompagner les porteurs de projets avec une aide logistique, juridiques et techniques. Une relation de confiance est aussi à rebâtir avec les chefs d’entreprises qui souhaitent s’implanter à Vénissieux, notamment sur la zone du Puisoz ou dans le futur quartier de la gare de Vénissieux.

Transports : quelles sont vos priorités en matière de  modes de transport ?

 Notre territoire bénéficie d’une très bonne accessibilité en matière de transports en commun, grâce aux deux mandatures socialistes au Grand Lyon. Le tramway T4 relie désormais directement les Minguettes à deux grands pôles universitaires et à la Part-Dieu. Cela représente plus de 70 000 voyageurs par jour.

Il faut approfondir la liaison entre ces lignes structurantes (tramway T4, métro B) et d’autres lignes de bus (par exemple au Charréard) afin de mailler tout le territoire. Nous souhaitons également développer le réseau de pistes cyclables, pour avoir des cheminements agréables qui permettent de traverser la ville sans discontinuités.

 En matière de véhicules individuels, nous souhaitons conforter les places de stationnement aux emplacements stratégiques (gare de Vénissieux par exemple).

La qualité de l’air pose régulièrement problème comme dans de nombreuses autres villes, quelles actions prévoyez-vous ?

 Le premier des leviers consiste à inciter à l’usage des transports en commun ; un travail est également à réaliser avec les entreprises du secteur.

Quelle doit être la place de Vénissieux au sein du Grand Lyon et de la métropole ?

 Vénissieux est la troisième ville du Rhône, et compte plus de 60 000 habitants. Mais aujourd’hui, elle ne prend pas toute sa place au sein de l’agglomération lyonnaise. Par idéologie et sectarisme, les équipes communistes successives s’opposent au Grand Lyon. C’est un immense gâchis dont les Vénissians sont les premières victimes ! Nous entretiendrons une relation de coopération et de confiance avec la future métropole de Lyon, afin que la Ville de Vénissieux pèse de tout son poids dans cette instance et profite de toutes les opportunités et de toutes les ressources que cela représente.

Recueilli par Jean-Baptiste Jacquet

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