Environnement

L’année 2011 a été plus chaude, et le printemps le plus sec

L’année 2011 a été plus chaude, et le printemps le plus sec

Sous l’influence persistante de conditions anticycloniques, des hautes pressions qui ont repousséles masses d’air humide, la France a connu un printemps exceptionnellement sec et chaud. Sur l’ensemble de la saison, la quantité d’eau recueillie représente à peine moins de la moitié du cumul moyen de référence, rappelle le bilan de Météo France

  Le printemps a été le plus sec des cinquante dernières années, devançant les printemps 1976 (54 %) et 1997 (60 %). Les déficits ont été généralement plus marqués sur le Nord et l’Ouest tandis que le Languedoc et l’Est de la Corse ont connu des précipitations excédentaires.

Avec une température moyennée sur la France supérieure de 2,5 °C à la moyenne de référence, le  printemps 2011 se positionne au premier rang des printemps les plus chauds depuis le début du XXème siècle, devant ceux de 2007 (+2,1 °C) et 2003 (+1,8 °C).

Un assèchement des sols

Les faibles pluies associées aux températures élevées ont entraîné un assèchement précoce des sols superficiels sur presque toute la métropole. Au 1er juin les sols connaissaient sur l’ensemble du pays, régions méditerranéennes exceptées, un niveau de sécheresse jamais atteint à la fin du printemps depuis un demi siècle.

    Les dix premiers jours de juillet ont été plutôt secs avant vingt jours de perturbations. Juillet a été très pluvieux sur la quasi-totalité du territoire, en particulier on le sait, dans les zones de montagne de Rhône-Alpes où le mauvais temps a perturbé la saison touristique rattrapée par un mois d’août ” normal”. La quantité d’eau recueillie dans l’ensemble représente un peu plus d’une fois et demie le cumul moyen de référence. Seules quelques régions ont connu des précipitations plus proches, voire localement inférieures à la normale: nord de la Lorraine à la Picardie, Haute-Normandie, Bretagne.

   Ce mois se positionne parmi les plus humides de la période 1959 à nos jours, mais reste derrière ceux des années 2000 et 2001 (respectivement 1,9 et 1,8 fois la normale), 1987 et 1977 (1,7 fois la normale).  Avec une température moyennée sur la France inférieure de 1,3 °C à la moyenne de référence,  juillet 2011 figure parmi les plus frais des trois dernières décennies, à l’instar de juillet 2000 et juillet 1993 (1,2 °C sous la normale). Il faut remonter à 1981 pour trouver un mois de juillet sensiblement plus froid, avec une température inférieure de 1,5 °C à la normale.

Episode pluvieux du 1er au 9 novembre

sur les régions méditerranéennes

    Un épisode de fortes précipitations a affecté durablement le Sud-Est de la France au début du mois de novembre 2011. Ces fortes pluies en provenance de Méditerranée ont affecté le relief des Cévennes et le Languedoc dans un premier temps, puis une grande partie du Sud-Est de l’Hexagone ainsi que la Corse ensuite. Cet épisode est particulièrement remarquable par sa durée et l’extension spatiale des forts cumuls enregistrés. Les quantités de pluie enregistrées sur la période s’échelonnent généralement de 200 à 400 mm, y compris sur les zones de plaine ou littorales. Sur les reliefs des départements de la Lozère, de l’Ardèche et du Gard, les cumuls sont généralement compris entre 500 et 700 mm; ils atteignent très localement plus de 800 mm, soit l’équivalent de 6 mois de précipitations).

En seulement 9 jours, ces quantités de précipitation dépassant souvent les 300 mm, battent parfois les records mensuels pour un mois de novembre. En général, ces cumuls de pluie représentent l’équivalent de 2 à 3 mois de précipitations pour ces régions.
    Ces fortes pluies ont entraîné des crues et des inondations d’ampleur exceptionnelle. Les vents d’Est ont également soufflé violemment sur le littoral méditerranéen avec des rafales atteignant 150 km/h. De fortes vagues de plus de 4 mètres ont touché les côtes varoises, la Côte d’Azur et le littoral Ouest de la Corse.

Pour en savoir plus, voir le site de Météo France.

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