Infrastructures

Le Ceser Auvergne Rhône-Alpes critique l’abandon de l’Autoroute A45

Le Ceser Auvergne-Rhône-Alpes rappelle combien, selon lui, l’abandon du projet de l’A45 Lyon-Saint Etienne va pénaliser les bassins ligérien et haut ligérien et l’ensemble du nœud européen lyonnais.

Alors que le projet d’autoroute A45 est dans une impasse totale après l’annonce de l’abandon du projet par le Gouvernement, le Ceser Auvergne-Rhône-Alpes rappelle les risques de l’abandon d’un tel projet.

En février 2007, rappelle un communiqué du Ceser, les Ceser d’Auvergne et de Rhône-Alpes élaboraient leur première contribution commune. Ils partageaient les mêmes constats et analyses :

  • une A 47 aux caractéristiques non autoroutières, accidentogène, dissuasive pour les particuliers et les entreprises ;
  • les coûts économiques intolérables de la situation, paralysant le développement et mettant parfois en péril le maintien de nombreuses entreprises ;
  • le caractère illusoire d’un élargissement de l’A47 du fait de son coût public (près d’un milliard d’euros) et des perturbations de très longue durée pour les riverains et les usagers ;
  • le caractère indispensable du développement des TER, insuffisant à l’échelle des flux attendus.

Les Ceser demandaient « que soient menées à bien des solutions conjuguées et réalistes » :

  • requalification de l’A47 ;
  • développement des services TER notamment par des plateformes d’échanges ;
  • autoroute nouvelle A45 seule solution réellement capacitaire et perturbant seulement environ 3000 riverains, en respectant la condition d’une entrée de qualité dans l’agglomération lyonnaise, sans écarter aucune solution a priori ;
  • réservation sur la plateforme de l’A45 d’une emprise foncière pour un jumelage éventuel avec une ligne ferroviaire nouvelle.

Le Ceser considère que depuis 10 ans la problématique s’est confirmée, et qu’aux mêmes causes il convient d’appliquer les mêmes remèdes, sauf à condamner pour longtemps le Sud-Ouest du territoire régional .

Par ailleurs, le Ceser a manifesté en février 2018 son inquiétude face à l’absence, dans le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures, du traitement du nœud lyonnais -dont la liaison Lyon-St Etienne est partie intégrante- au risque de disqualifier l’avenir de la France sur l’échiquier européen.

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