Énergie

Le maire de Saint-Etienne pour une sortie progressive du nucléaire et favorable à l’éolien

Lors de la conférence de presse de présentation de la semaine du développement durable dans sa ville, le maire PS de Saint-Etienne Maurice Vincent s’est prononcé pour une sortie progressive du nucléaire et un recours accéléré aux énergies renouvelables. L’élu stéphanois estime en effet que le drame de Fukushima va avoir un impact structurel à long terme sur la question de l’énergie et va entrainer une inflexion sur les politiques énergétiques dans le monde. Le maire de Saint-Etienne, ville située, comme la ville de Lyon d’ailleurs, à 35 km à vol d’oiseau des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Saint-Alban-Saint-Maurice l’Exil, estime qu’il va falloir sur les vingt ou trente prochaines années arriver à une meilleure répartition des différents types d’énergies et accélérer le développement des énergies renouvelables. Pour Maurice Vincent, la voie à suivre, c’est de profiter du fait que le parc français de centrales nucléaires est vieillissant pour ne pas toutes les renouveler et les remplacer progressivement par des sources d’énergies renouvelables. Et l’élu , sans donner plus de détails, a rappelé que la communauté d’agglomération de Saint-Etienne Métropole, qu’il préside, travaille actuellement sur un projet de parc éolien qui pourrait voir le jour dans les prochaines années.

Quatre sites éoliens potentiels identifiés

De fait, Saint-Etienne Métropole a confié au cabinet roannais ETD (Energies et Territoires Développement) une étude en vue de la création d’une ZDE (zone de développement éolien) sur son territoire. En cohérence avec schéma éolien départemental élaboré par les services de l’Etat et adopté en 2010 par le préfet de la Loire, quatre sites susceptibles d’accueillir des éoliennes ont été identifiés sur le territoire de Saint-Etienne Métropole: le site de Salvaris (1) à la limite des communes de Saint-Etienne et de La Valla-en-Gier, un site à Pavezin sur les hauteurs de Rive de Gier, un autre à Chavanol sur les hauteurs de Saint-Chamond et un dernier site près de Valfleury, à l’extrémité sud des Monts du Lyonnais. Mais les trois premiers sites se trouvent à l’intérieur du parc naturel régional du Pilat , où la question des éoliennes divise notoirement les élus, et qui peine à dégager une position de synthèse sur cette question. Ce qui a amené Maurice Vincent a préciser que le projet de ZDE de Saint-Etienne Métropole se ferait dans une large concertation avec le parc du Pilat et avec les élus des communes concernées.

(1) Ce site de Salvaris a déjà été équipé par la société Edf Energies Nouvelles depuis plus de deux ans d’un mat de mesure du gisement éolien haut de plusieurs dizaines de mètres.

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