Énergie

Le premier ministre à la centrale nucléaire de BUGEY

Cinq mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le gouvernement français réaffime sa volonté de maintenir le cap en faveur du développement de l’énergie nucléaire. Le premier ministre a tenu une conférence de presse en fin de matinée.

 

Le Réseau Sortir du Nucléaire, critique la position du gouvernement français. Pour lui, ” cette visite-éclair est bien à l’image de ces fameux “stress tests” : un pur exercice de communication, un contre-feu allumé par le gouvernement pour éviter de remettre en question le nucléaire. Comment peut-on en effet conduire des tests de résistances sérieux dans un délai de trois mois et demi seulement, qui n’autorise que le recyclage d’anciennes études, et en laissant les exploitants s’auto-évaluer ? ” Le Réseau critique en particulier des tests qui continuent à exclure le risque terroriste.

Le Réseau estime par ailleurs que ” le choix du Bugey pour évoquer la sûreté du nucléaire en France est bien paradoxal : ce site est en effet un des plus dangereux de France. Ses réacteurs, contemporains de ceux de Fessenheim, vieillissent et cumulent les dysfonctionnements, qu’il s’agisse de l’usure des composants ou de la gestion du site” . Le réseau associatif cite les incidents relatés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire, les conditions de sécurité au travail s’y sont dégradées en 2010. Les installations de Bugey se trouvent dans une zone sismique. Elle est innomdable en cas de rupture d’un barrage situé sur la rivière d’Ain, le barrage de Vouglans.

Mais ce risque est pris en compte dans les scénario, a-t-on rappelé ces derniers mois à EDF, de même que des travaux ont été réalisés pour renforcer des éléments des installations pour qu’ils résistent au risque sismique dans une région, la régionlyonnaise, où vivent plus de 2 millions d’habitants.

michel.deprost@enviscope.com

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