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Climat : les débits d’étiage du Rhône ont déjà fortement baissé

Les débits d’étiage du Rhône, au sortir du Léman , comme à son embouchure ont déjà fortement baissé sous l’effet du changement climatique qui , notamment, a réduit les apports des glaciers et autres secteurs enneigés.

      L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse publie les résultats d’une étude sur les débits du Rhône, fleuve de France dont le débit moyen est le plus élevé. Le fleuve Rhône offre actuellement une ressource en eau relativement abondante, mais aussi un potentiel énergétique unique, tant pour l’hydro-électricité que pour le refroidissement indispensable des quatre centrales nucléaires qui ont été édifiée sur ses rives.

      Le réchauffement climatique fait prévoir une  évolution des débits d’étiage du fleuve à l’horizon 2055 qui devient une préoccupation collective. Les débits d’étiage moyens ont déjà diminué de 7 % à la sortie du Léman et de 13 % à Beaucaire, en Camargue. Et les projections climatiques estiment une baisse de l’ordre de 20 % supplémentaires des débits moyens d’été à Beaucaire.
       Après une première étude sur la ressource en eau du Rhône en période de basses eaux conduite en 2014, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, en partenariat avec la DREAL AuvergneRhôneAlpes, publie les résultats d’une nouvelle étude sur les débits du fleuve sous changement climatique. Les études menées en 2021 et 2022 ont permis de connaitre précisément la part des prélèvements d’eau actuels par rapport aux débits du fleuve, les variations possibles des débits à l’horizon 2055 sous l’influence des évolutions climatiques et leur éventuel impact sur les usages et les milieux aquatiques liés à l’eau du fleuve.
      « Le Rhône accueille sur ses rives un quart de la population et des emplois du bassin Rhône Méditerranée, et génère un quart de la production électrique nationale , précise Martial Saddier, président du comité de bassin RhôneMéditerranée. C’est aussi une ressource pour de nombreux autres usages comme la navigation, l’alimentation en eau potable, l’irrigation agricole, les activités industrielles, ou les usages
récréatifs. Nous avions besoin de données solides pour alimenter les débats sur les usages possibles de l’eau du fleuve.»

          « Le Rhône restera à moyenterme un fleuve puissant, avec des débits en général élevés, mais il n’échappe pas à la question du partage de la ressource en eau.  » rappelle Laurent Roy, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Sous l’effet du réchauffement climatique, le fleuve Rhône ne peut plus être géré comme une ressource inépuisable. C’est l’un des principaux enseignements de cette étude. La recherche de pratiques plus sobres et la lutte contre les gaspillages sont utiles pour l’avenir. »
           De nombreux usages dépendants du Rhône devront intégrer la baisse des débits estivaux L’avenir du Rhône se prépare. Il importe dès aujourd’hui de réfléchir à des stratégies spécifiques afin de rendre les usages du fleuve moins tributaires des situations de plus faible écoulement, l’été notamment.
           Les producteurs d’électricité, la Compagnie Nationale du Rhône et EDF, sont concernés. La baisse des débits en été conjuguée au réchauffement de l’eau génèrera des contraintes de fonctionnement accrues pour les centrales nucléaires à circuit de refroidissement ouvert, pour respecter les limites règlementaires encadrant leurs rejets d’eaux de refroidissement. Cette baisse devrait également se traduire par une diminution du productible théorique en été des centrales hydroélectriques installées au fil de l’eau.
            Au niveau de l’embouchure, la réduction des apport en eau du Rhône, entrainera la remontée du coin salé, intrusion d’eau salée dans le fleuve, en période de basses eaux pourrait plus fréquemment poser un problème pour la production d’eau potable et l’irrigation des territoires situés dans le delta du Rhône.
            Des débits plus faibles et une eau plus chaude fragiliseront la  biodiversité aquatique du Rhône. Pour faciliter l’adaptation des habitats et des espèces, une solution est de renaturer le fleuve et d’améliorer la circulation des sédiments grâce à la plantation de ripisylve, la diversification d’habitats ou d’écoulement et la reconnexion du fleuve avec sa nappe alluviale ou ses zones humides annexes.
Lire la plaquette synthétique « Les débits d’étiage du Rhône en baisse sous l’effet du changement climatique » et l’étude complète sur www.eaurmc.fr/debitsdurhone

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