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Les élus écologistes d’Auvergne Rhône-Alpes pointent les risques du nucléaire

Deux EPR au Bugey ou à Tricastin  : pour le groupe des Ecologistes au Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes,  Emmanuel Macron   » enterre la transition énergétique au mépris de la démocratie. »

   A moins de 60 jours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a annoncé la construction de six réacteurs nucléaires de type EPR d’ici 2035 dont probablement deux dans notre région, au Bugey (Ain) ou à Tricastin (Drôme), et l’étude de huit EPR additionnels.

Avec quatre centrales (Bugey, Tricastin, Saint-Alban, Cruas-Meysse) et 14 réacteurs, les Ecologistes rappellent qu’Auvergne-Rhône-Alpes est la première région productrice d’électricité nucléaire de France et d’Europe avec 22,4 % de la production totale française. Les élus rappellent que la Région vise dans le même temps une hausse de 54% de la production d’énergies renouvelables pour 2030 et un doublement de la production en 2050 par rapport à 2015.

Des réacteurs affectés par le changement climatique

Ce développement  « au forceps du nucléaire est une faute stratégique en totale incohérence avec toutes les stratégies adoptées nationalement et régionalement.  »  souligne le groupe écologiste.

Ce dernier met en avant plusieurs arguments. La réchauffement climatique va en effet entrainer des périodes de canicule, de sécheresse , et  une baisse du débit des fleuves, notamment du Rhône, mais aussi d’autres fleuves le long desquels des réacteurs seraient installés. La Garonne sera particulièrement touchée, comme la Loire.

Pour les élus écologistes «  il y a urgence à construire une stratégie de production énergétique décentralisée et résiliente. » Albane Colin, conseillère régionale de l’Ain, propose que ces “ milliards annoncés aujourd’hui pour l’atome doivent être utilisés pour consolider les nouveaux modes de production de l’énergie et lancer une grande politique de sobriété énergétique. En Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons plus qu’ailleurs les moyens de mettre en place un mix énergétique innovant, résilient et décentralisé”. Pour  Olivier Royer, conseiller régional de la Drôme,   » l’énergie nucléaire est une énergie du passé, une énergie fissile qui comme les autres s’épuisera, une énergie dont on ne sait pas gérer les déchets et qui ne garantit en rien notre indépendance énergétique. Poursuivre le “rêve” atomique, c’est d’abord mettre en danger les possibilités de transformation écologique de notre société.

Une technologie limitée

Les élus écologistes soulignent les limites intrinsèques des EPR. A ce jour seuls deux EPR fonctionnent dans le monde (Taishan, Chine), alors qu’un EPR va démarrer en Finlande. Alors qu’aujourd’hui cette technologie est déjà abandonnée par les Chinois pour leurs futures centrales, considérée comme trop compliquée et coûteuse ? Seuls trois autres sites sont en construction dans le monde et la facture ne cesse de s’envoler à l’image du projet français de Flamanville dont le coût final est estimé à 19 milliards d’euros alors qu’il était censé en coûter «  seulement » 3,5 milliards.

Florence Cerbaï, conseillère régionale de l’Ardèche souligne que  » quelques jours seulement après la révélation de nombreux problèmes de corrosion dans des centrales françaises, alors que 20% du parc nucléaire est actuellement à l’arrêt, cette annonce tente seulement de légitimer une manière de produire de l’électricité dangereuse et peu efficace qui n’a plus lieu d’être. Cette décision confirme le conservatisme et l’électoralisme d’Emmanuel Macron”.

Non respect de la loi sur la transition énergétique

Les élus insistent sur le fait que le président de la République ne respecte pas la loi via la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2016-2023), qui inscrivait clairement comme préalable à  toute décision de construction de nouveaux réacteurs “un retour d’expérience consolidé de la mise en service des premiers EPR, notamment Flammanville 3. Le  candidat Macron de 2017, qui s’était engagé à réduire de 75% à 50% la part du nucléaire.

Enfin, Maxime Meyer, conseiller régional de l’Ain,  estime que Cette annonce d’Emmanuel Macron ne peut que nous interroger sur l’utilité et la sincérité réelle de deux démarches de consultations locales en cours dans notre région Auvergne-Rhône-Alpes sur les deux sites probables d’implantation : d’une part une concertation publique jusqu’au 26 février pour modifier le SCOT  (Schéma de cohérence territoriale) du Bugey – Plaine de l’Ain pour faciliter l’accueil d’une paire d’EPR au Bugey ; d’autre part une enquête publique jusqu’au 14 février sur la prolongation de l’exploitation du réacteur n°1 de la centrale de Tricastin (Drôme) pour les dix prochaines années. À quoi bon consulter si les décisions sont déjà prises ?”

 

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