Mobilité

Les incivilités, plaie des transports scolaires

Le congrès régional de la Fédération nationale du Transport de Voyageur Auvergne Rhône-Alpes a évoqué ce jeudi la plaie que représentent notamment dans le transport scolaire, les incivilités. Des comportements qui ne permettent pas de valoriser les transports en commun nécessaires.

Les participants à l’assemblée générale de la Fédération Auvergne-Rhône-Alpes des Transports de Voyageurs (FNTV) ont pu écouter le témoignage vidéo d’un membre du Comité d’Hygiène et de Sécurité d’une entreprise de transport de la région. Ce professionnel a expliqué les incidents graves qui ont entraîné pour une conductrice, un arrêt de maladie depuis le mois de décembre 2018.

L’incident a commencé par un chahut tel qu’en subissent les conducteurs de cars scolaires à longueur de semaine. Mais ce jour là,  le chahut n’en finissait plus. La conductrice a arrêté le car. Les enfants se sont alors déchaînés. Ils ont appelé leurs parents. Des parents sont arrivés, ont bloqué le véhicule avec leurs voitures et s’en sont pris à la conductrice… Un autre chahut, sur une autre ligne a été filmé par des jeunes, et diffusé sur un réseau social spécialisé dans la diffusion de vidéos. Il a même été diffusé par le quotidien le Progrès. En tout 53 000 vues.

Des conséquences sur la sécurité

Le chahut est une distraction, un spectacle dont on se délecte et qui pousse à faire des émules, mais qui peut avoir des conséquences en termes de sécurité. Il a à coup sur des conséquences sur la santé des conducteurs, soumis à un stress quotidien.

Pour Aurélien Berthelet, Directeur de la société Berthelet, ce stress ne peut que rendre plus difficile les embauches, dans un secteur déjà en tension.  Les réactions sont nécessaires, dans une société de plus en plus violente, notamment par le biais des réseaux sociaux. L’action doit impliquer les établissements d’enseignement. Elle oblige à faire intervenir la gendarmerie ou la police, pour des actions de prévention mais aussi lorsque les évènements le justifient.

Il est aussi nécessaire de sensibiliser les familles, mais aussi les collectivités, et les Autorités organisatrices des Transports (AOT). En les priant de coordonner leurs actions. La Région, qui a mis en place une charte des lycéens, qui a lancé des actions contre le harcèlement scolaire, pourrait pousser le mouvement.

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