Environnement

A Pollutec 2014, la Côte d’Ivoire présente ses parcs nationaux et ses réserves

Des représentants des parcs nationaux et réserves naturelles de Côte d’Ivoire étaient venus sur Pollutec  2014, à la recherche de partenaires, pour la gestion des milieux naturels, la mise en place d’infrastructures d’hébergement, de transport.

Kassoum Ouattara, de l'Office des Parcs et Réserves de Côte d'Ivoire: nous avons besoin de partenaires du secteur de l'environnement  pour la protection de notre patrimoine et pour le développement du tourisme ( Enviscope.com)
Kassoum Ouattara, de l’Office des Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire : nous avons besoin de partenaires du secteur de l’environnement pour la protection de notre patrimoine et pour le développement du tourisme (Enviscope.com)

Les enfants de chaque école ivoirienne doivent participer à la plantation de cinq hectares de forêt. La reconquête des espaces forestiers par semis ou plantation, est un défi pour la Côte d’Ivoire. ” La forêt qui s’étendait sur 16 millions d’hectares au moment de l’indépendance, ne couvre que 2% du territoire. Elle a disparu sous l’effet de l’exploitation pour le bois, de l’extension incontrôlée de l’agriculture, de l’urbanisation, des infrastructures.”, explique Kassoum Ouattara, de la Direction des Ressources Humaines de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves sur le stand ivoirien lors du salon Pollutec 2014.

Protéger le patrimoine naturel

Mais en même temps que la reconquête, la Côte d’Ivoire veut protéger son patrimoine naturels. Le pays compte 14 parcs nationaux et réserves, chacun étant situé dans des régions aux caractéristiques propres. ” La Côte d’Ivoire compte des milieux très variés, avec plus de 500 kilomètres de côtes, des zones tropicales très arrosées, des zones humides, des régions montagneuse et des zones sahéliennes.“, précise Kassoum Ouattara.

Les parcs nationaux et les réserves ont souffert de la période d’instabilité politique qui a marqué le début des années deux mille. Les moyens ont manqué pour lutter contre le braconnage, développer la mise en valeur, notamment touristique.

Dommage car le potentiel est important avec une flore, et une faune unique. ” Nous avons dans le Parc national de Taï, inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982, les chimpanzés sensés être les plus intelligents du monde tant ils usent d’outils au quotidien“.

Développement agricole plus respecteux

Le protection des milieux naturels passe par un développement agricole plus respectueux, moins dévoreur d’espace. ” C’est possible avec des variétés de cacaoyer plus précoces et plus productive, avec des arbres à croissance plus rapide, en développant l’agro-foresterie.“, développer Kassoum Outtara.

L’action d’Office Ivoirien des Parcs et Réserves, vise à relancer le tourisme. Actuellement, les parcs  ivoiriens reçoivent environ 15 000 touristes. Une partie de ces visiteurs fréquente à Abidjan même, le parc du Banco, une ancienne réserve de chasse, devenue aussi forêt d’acclimatation au temps de la colonisation, pour planter des espèces végétales et des essences en vue d’une amélioration du patrimoine forestier et agricole.

Mais le potentiel touristique ivoirien justifie d’autres perspectives. Or, il est nécessaire d’investir dans la communication, dans le montage de produits touristiques, d’infrastructures d’hébergement, dans la formation. L’Office Ivoirien des Parcs et Réserves est largement ouvert à des partenariats public-privé. L’Office conçoit les projets d’infrastructures et d’activités, et accueille les opérateurs qui pourront réaliser les opérations.

michel.deprost@enviscope.com

Parc national de Taï, Office des Parcs et Réserves de Côte d’Ivoire, direction de Zone Sud OUest, 225 34 72 22 99

BP 1342 Soubré Côte d’Ivoire

contact: contact.tai@oipr.ci

Site Web: www.parcnationaltai.com

 

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