Région Sud

Ligne Grenoble-Gap : l’Etat et les Régions s’engagent enfin

Le 11 décembre le trafic doit reprendre sur la ligne Grenoble-Gap. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et PACA s’engagent pour une reprise efficace du trafic en mettant la SNCF sous pression.  Le Collectif de l’étoile de Veynes appelle à mobilisation générale, pour le cas où les institutions feraient faux-bond…

Les élus locaux et le Collectif de l’étoile de Veynes avaient exprimé de vives inquiétudes sur l’avenir de la ligne ferroviaire Grenoble-Gap. Le silence persistant des Régions et de l’État à l’occasion de la réouverture prévue le 11 décembre laissait planer un doute sur la volonté de des institutions de maintenir leurs soutiens financiers. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur PACA ont décidé d’organiser ensemble une série d’événements le 11 décembre.  La première ministre Élisabeth Borne a annoncé sa présence.

Le programme de ce rendez-vous adeux objectifs. Il mettra en lumière la ligne Grenoble/Gap durant toute la journée en employant tous les moyens d’information et de communication disponibles et en proposant un acheminement des usagers jusqu’à Lus-la-Croix-Haute à travers une offre promotionnelle. Il entend fidéliser une nouvelle clientèle sur le long terme dans le contexte du changement climatique et de la hausse du prix des carburants.

      A Lyon, le président de Région Laurent Wauquiez à la suite de sa co-signature d’une tribune dans Le Monde (22/10) pour « un new deal ferroviaire » confirme ses bonnes intentions : « L’urgence climatique est là. Les plus pauvres en particulier, notamment dans les territoires ruraux, ne doivent plus être tributaires de la voiture individuelle qu’ils ont de plus en plus de mal à payer. C’est pourquoi la Région renonce à augmenter le prix des billets de TER. Pour la ligne Grenoble-Gap, il est grand temps de cesser de jouer la montre. Le 11 décembre, nous allons convoquer un comité de pilotage pour le financement de la prochaine phase de travaux ».

Renaud Muselier, bat sa coulpe : « Pour des motifs purement idéologiques d’ouverture à la concurrence, nous avons mené une politique de casse du ferroviaire pour privilégier les cars. Nous avons été jusqu’à financer des travaux d’infrastructure ferroviaire, tout en supprimant ensuite des trains au profit de cars, comme sur la ligne Briançon-Gap ! Aujourd’hui, nous nous engageons à cesser ce gaspillage d’argent public. La lutte contre le réchauffement climatique doit primer. J’annoncerai officiellement le 6 décembre, à la tribune de Méditerranées du Futur, un programme de revitalisation ferroviaire qui surpassera celui de la Région Occitanie et l’abandon de la hausse des tarifs engagée par notre majorité qui pénaliserait de nombreux usagers ».

Élisabeth Borne : « je serai à Lus-la-Croix-Haute le 11 décembre »

La première ministre Élisabeth Borne  affirme :  « Disons-le clairement : l’État est le seul à disposer à la fois de la capacité financière et de la vue d’ensemble pour financer les infrastructures ferroviaires, même les plus petites. La mobilisation des territoires autour de la ligne Grenoble-Gap a montré que nous devons en faire une priorité de notre politique. Nous allons donc cesser de renvoyer la patate chaude aux plus petites collectivités et de nous cacher derrière les choix de notre prestataire technique. J’ai donné instruction à SNCF Réseau de cesser immédiatement de jouer les fossoyeurs. Malgré 35 millions dépensés ayant permis de lever de nombreuses zones de limitations de vitesse, les trains rouleront toujours aussi lentement après réouverture. C’est inadmissible. L’entreprise doit régler le problème sous peine de sanctions. Je rappelle que l’État est actionnaire majoritaire ! Je serai à Grenoble puis Lus-la-Croix-Haute le 11 décembre pour assurer à la population que je suis désormais du côté des usagers, et non de la privatisation de l’entreprise ferroviaire. Celle-ci est un puissant outil de lutte contre le réchauffement climatique. Nous allons l’actionner ! ».

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