Environnement

Loup: un tir de prélèvement autorisé dans les Hautes Alpes

La préfecture des Hautes-Alpes autorise par arrêté du 24 août 2012 un « tir de prélèvement » d’un loup sur les communes d’Agnières-en-Dévoluy, Saint-Etienne-en-Devoluy et Saint-Disdier en-Devoluy.

Ce tir est ordonné « pour la protection des troupeaux domestiques »; iL intervient « après le constat, sur ces 3 communes, depuis le Ier juillet de 18 attaques à responsabilité du loup non écartée ayant entraîné la mort ou la blessure de 130 ovins malgré la mise en place de mesure de protection des troupeaux, d’effarouchement du loup et de tirs de défense ». 

Le tir sera organisé par les lieutenants de louveterie, sous la coordination , le suivi et le contrôle technique du Chef du Service Départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune sauvage ( ONCFS). Il pourra avoir lieu de jour comme de nuit, entre le 27 août et le 26 septembre 2012, dans la mesure où les troupeaux demeurent dans des conditions où ils sont exposés à la prédation du loup. Cette opération est la deuxième ordonnée cet été, après le « tir de prélèvement » autorisé par la préfecture du Var le 20 août. 

Critique des associations

Les associations FERUS, la LPO PACA et la SFEPM dénoncent une le “scandale” et “l’aberration” des « tirs de prélèvement », et rappellent “l’inefficacité” de ces tirs en termes de protection des troupeaux. Les associations dénoncent “ce mensonge récurrent qui consiste à tenter de faire croire que les « tirs de prélèvements » ont pour but de protéger les troupeaux domestiques”. Selon elles, les « tirs de prélèvement » consistent à tuer un loup avec des armes à longue portée même loin des troupeaux, au contraire des « tirs de défense » permettant de tuer un loup lors d’une attaque sur un troupeau. Les « tirs de prélèvement », en tuant un loup au hasard et hors du contexte des attaques, n’éloignent aucunement les risques de nouvelles prédations sur les troupeaux, et peuvent même s’avérer contre-productifs.”

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