Environnement

Mobile: un risque de gliome accru de 30% pour les gros utilisateurs il y a dix ans

Le téléphone mobile a été classé dans la catégorie 2B des produits par un groupe de 31 chercheurs réunis du 24 au 31 mai au Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC) à Lyon. Les chercheurs de 14 pays , rigoureusement protégés de l’influence des groupes industriels, ont examiné pendant une semaine les derniers résultats de l’étude INTER¨HONE, menée sous l’égide du CIRC, des centaines d’études et en particulier une étude suédoise portant sur un milliers de cas de personnes atteintes d’une tumeur du cerveau.

Sur 2400 cas de personnes atteinte d’un gliome, le risque d’être atteint de cette dernière tumeur a été 30% supérieur pour les utilisateurs intenifs, au taux de tumeur constaté chez des personnes qui n’utilisait pas de téléphone mobile. Le téléphone mobile a été classé 2B dans le classement mondial des substances et appareils par rapport au risque cancer.

Le groupe qui a rédigé la monographie sur les risque de cancers par exposition aux champs électromagnétiques des fréquences radios, s’est intéressé aux effets possibles des champs dans les expositions professionnels aux microondes et aux ondes radar, aux exposition environnementales comprenant des signaux radios, télévision et des communications sans fil, mais aussi aux expositions individuelles lors de l’utilisation de téléphones sans fil.

Les études ont porté sur des cohortes de patients qui utilisaient le mobile dans les années 95-2004, lorsque les téléphones émettaient davantage d’ondes. Depuis , les appareils ont été améliorés, mais le nombre d’utilisateurs a explosé et les utilisations ont augmenté. Les utilisations ont été augmentées par exemple chez les enfants, explique Christopher WILD, directeur général du CIRC.

Le CIRC n’émet pas de recommandations, mais les conclusions sont prises en compte par les pouvoirs publics et les industriels.

 

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