Mont Blanc

Le thème de la fréquentation de la haute montagne dans le massif du Mont-Blanc a justifié la mise en place d’un groupe de travail dédié, dans le cadre de l’application de la « Stratégie pour l’avenir du massif du Mont-Blanc », récemment validée par les collectivités sises au pied du massif.
Il s’agit d’engager une réflexion globale sur l’ensemble des itinéraires pour être en mesure de proposer dès la prochaine saison estivale des actions concertées et adaptées.
La première réunion de ce groupe de travail a eu lieu le 6 mai en mairie de Chamonix-Mont-
Blanc, en présence de M. le préfet de la Haute-Savoie et des principaux représentants de la communauté
de montagne du massif (collectivités territoriales de part et d’autre de la frontière, compagnies
et syndicat des guides,…).
Eric FOURNIER, vice-président de la Conférence Transfrontalière Espace Mont-Blanc, entend souligner
sa conception :
« Au-delà de la problématique, réelle, de l’accès au « toit de l’Europe » via le Goûter, il faut résister
à la tentation de réduire la question de l’accès à la haute montagne et au massif à la gestion de
cet itinéraire singulier.
Il convient ainsi d’envisager des mesures différenciées, en fonction de la diversité des pratiques
et des fréquentations : si je ne vois pas d’inconvénient à ce que des opérations de contrôle
soient organisées ponctuellement sur certains sites à la demande de l’autorité locale compétente, je
pense qu’il faut s’orienter principalement et prioritairement vers des mesures d’accompagnement des
pratiques.
Cette différenciation nécessaire est aussi liée au constat que l’accidentologie en montagne sur un
itinéraire donné n’est pas directement corrélée avec le niveau de fréquentation observé sur ledit itinéraire.
Concernant des secteurs plus spécifiques comme le Col du Midi où la pratique du camping est observée,
nous travaillons à la mise en place, en période de forte fréquentation, d’un espace bivouac
, qui permettrait d’encadrer cette pratique ancestrale historiquement liée à l’alpinisme
dans le respect de certaines règles et d’éviter de recourir à un emploi des forces de l’ordre qui serait
synonyme d’échec des politiques de prévention et d’information mises en oeuvre et apparaitrait
en décalage avec l’image et les valeurs de responsabilité individuelle et d’autonomie que porte
le milieu montagnard.
C’est ainsi que le second axe principal d’action reste à mes yeux le développement des moyens déjà
mis en oeuvre en matière d’information, de formation et de prévention/dissuasion par le biais
de brochures, de films, d’opérations de sensibilisation : moyens existants et à renforcer. Je citerai en
exemple le travail de la Chamoniarde, de la Fondation Montagne Sûre, le projet européen PREVRISK,
le rôle de l’O.H.M., …Une nouvelle plaquette de sensibilisation aux risques de la pratique
de la haute montagne sera éditée par la Chamoniarde cet été et complétera utilement la brochure
préparée par la Coordination Montagne : ces deux guides complémentaires seront l’un et l’autre présentés
au public le 13 juin prochain ».
Les mesures adaptées à la diversité des contextes seront validées lors de la prochaine réunion du
groupe de travail prévu le 13 juin prochain.
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