Risques sanitaires

Numérique et santé : quand le robot assiste le chirurgien

"  Assisté par le robot, le chirurgien bénéficie d'une vision améliorée de la zone d'intervention,  son geste est plus précis, et la fatigue est réduite." explique le Dr Raphaël Bourdariat, chirurgien à l'Hôpital Jean Mermoz, à Lyon.
” Assisté par le robot, le chirurgien bénéficie d’une vision améliorée de la zone d’intervention, son geste est plus précis, et la fatigue est réduite.” explique le Dr Raphaël Bourdariat, chirurgien à l’Hôpital Jean Mermoz, à Lyon.

Dans le domaine médical, le numérique accroit fortement le nombre d’informations à la disposition des praticiens.  En chirurgie, la cœlioscopie permet d’acquérir des images d’une plus grande précision, en trois dimensions parfois et le robot  qui assiste le chirurgien, améliore la vision du site d’intervention, la précision du geste et réduit la fatigue.
Un témoignage a été fourni le mardi 23 janvier par le Dr Raphaël Bourdariat, chirurgien à l’Hôpital Privé Jean Mermoz à Lyon, dans le cadre d’une conférence organisée par Ingénieurs et Scientifiques de France et Enviscope.com .  Le Dr Bourdariat a pris l’exemple très précis de sa spécialité, la chirurgie digestive, et des opérations délicates réalisées sur le pancréas, un organe difficile d’accès, siège de diverses pathologies, en particulier de tumeurs malignes dont le pronostic reste très sombre.

La chirurgie reste dans ce domaine comme dans d’autres sphères une voie primordiale de traitement des tumeurs, par ablation.  “Mais les opérations sont à haut risque, en raison des difficultés d’accès, comme de risques d’hémorragie, difficiles à contrôler.” explique le Dr Raphaël Bourdariat.

La numérisation de minuscules caméras à haute résolution introduites près de l’organe à opérer, permet d’avoir une vision infiniment améliorée de la zone d’intervention. Les images peuvent être des images en trois dimensions. L’amélioration des images, permet des gestes plus précis, pour couper, poser des agrafes, recoudre.

Le numérique  permet aussi la mise en place de robots, qui interviennent non pas en autonomie, mais comme assistants du chirurgien,  pour transmettre dans la zone d’intervention des gestes plus précis. ” Le robot permet d’atténuer les effets de tremblements. ” explique le Dr Raphaël Bourdariat.

Le chirurgien n’est pas débout au dessus de la table d’opération, mais assis devant  l’écran où il suit les images de la zone opérée, manipulant à distance les instruments téléguidés introduits par plusieurs orifices de petite dimension à travers dans l’abdomen. La  diminution de la fatigue accroit la sécurité du geste pour des opérations longues et délicates.  L’opération assistée par robot est à présent assez répandue, puisque plus d’une centaine de machines sont installés en France. La France bénéficie d’une des plus importantes densités au monde, derrière les Etats-Unis.

La société Da Vinci,  est la première entreprise de ce secteur. La société , explique son représentant en région lyonnaise, fait évidemment plus que vendre et installer ses matériels.  Elle développe une panoplie de services pour le suivi , l’amélioration de ses équipements. La chirurgie assistée, est un pas vers la chirurgie réellement exercice à distance. Un patricien français a réalisé il y a quelques années une première entre les Etats-Unis et Strasbourg.

michel.deprost@enviscope.com

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