Environnement

Plan d’urbanisme et de l’habitat de la Métropole de Lyon : attention aux impacts sur les ressources naturelles

Plan d’urbanisme et de l’habitat de la Métropole de Lyon : attention aux impacts sur les ressources naturelles

 Pour l’Autorité environnementale, le Plan local d’urbanisme et de l’Habitat de la Métropole de Lyon doit veiller à la préservation des espaces naturels, de la ressource en eau, et du foncier.
L’Autorité environnementale a rendu un avis sur le projet de  PLU-H de la Métropole de Lyon.  Globalement, ” La forte dynamique urbaine et économique du territoire peut conduire  à des contradictions entre enjeux de développement et de préservation de l’environnement et du cadre de vie des habitants“.
Le territoire accueille aujourd’hui 17,3 % de la population d’Auvergne-Rhône-Alpes. Entre 1999 et 2014, la population a augmenté annuellement en moyenne de 0,81 %, soit plus de 10 000 nouveaux habitants par an. Sur la même période, le nombre d’emplois a progressé annuellement d’environ 1,5 % en moyenne (2 % entre 1999 et 2007 et 1 % entre 2007 et 2014).
Mais la périurbanisation économique et résidentielle entraîne une dissociation croissante entre lieux de travail et lieux de résidence avec un accroissement de la mobilité. Le développement futur ne doit pas générer davantage d’étalement et de déplacements pour préserver les ressources naturelles.

Un patrimoine riche

Le patrimoine naturel et culturel de la métropole est très riche. On dénombre un site Natura 20007 (portant sur sept communes), près de quarante ZNIEFF8 de types I et II, plus de cinq cents zones humides et deux arrêtés préfectoraux de protection de biotope (concernant cinq communes). Pour l’Ae, l’enjeu environnemental prioritaire du projet est la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, dont découlent les autres enjeux environnementaux à prendre en compte.
Les priorités doivent être les suivantes ;
o la préservation des milieux naturels, des connexions écologiques et des patrimoines paysagers et culturels,
o la préservation des ressources en eau, en particulier de l’aquifère de l’est lyonnais au regard des pressions anthropiques dont il est l’objet,
o l’amélioration de la qualité de l’air,
en second lieu :
o la réduction des nuisances en matière de bruit,
o la maîtrise des risques naturels et technologiques,
o la contribution des modes d’organisation de l’espace à la maîtrise des déplacements urbains,
o  la réduction des gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique.
Pour la biodiversité et le patrimoine naturel, l’Autorité environnementale estime que la trame verte et bleue et les zones humides ont fait l’objet d’une identification détaillée. Le projet de PLU-H assure globalement une bonne préservation du patrimoine naturel sensible et des continuités écologiques, sauf pour quelques secteurs limités.

Incidences du projet sur l’environnement

L’Autorité recommande de reprendre l’évaluation des incidences du projet de PLU-H sur l’environnement et la santé. Le plan doit indiquer les conséquences des évolutions qu’il autorise par rapport à la l’occupation actuelle du sol. En termes de consommation foncière, il faut évaluer les besoins de consommation foncière à l’horizon 2030. L’Ae recommande de revoir à la baisse la capacité d’urbanisation en zones d’extension (AU), en particulier celles de long terme. Une partie de ces zones aurait vocation à être reclassée en zones agricoles (A) et naturelles (N). L’avis demande de préciser le potentiel de densification des zones d’activité pour l’intégrer dans l’offre foncière économique à constituer. Enfin, en matière de qualité de l’air, si les objectifs du plan Oxygène n’étaient pas atteints à court terme, l’Autorité demande de revoir les objectifs d’accueil de nouvelles populations.

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