Environnement

Pollution de l’air en Rhône-Alpes: chauffage au bois et trafic routier

La chauffage au bois peu performant et le trafic routier, deux sources de particules à l’origine de la pollution  sur la Vallée de l’Arve et certains secteurs du Rhône.

La vallée de l’Arve, et plusieurs secteurs de Rhône-Alpes connaissent depuis une semaine, des pics de pollution par les particules. Le phénomène est récurrent. Il revient chaque hiver dans certaines conditions climatiques. L’absence de vent, de conditions anticycloniques, fait rester près du sol, des masses d’air pollué qui stagnent sous des couches de brouillard.

Cette inversion thermique est inévitable. Comme on ne peut pas changer la forme des reliefs, des vallées mal orientées, mal nettoyées par le moindre souffle de vent, comme la vallée de l’Arve (Haute-Savoie). Il faut éviter que le cocktail se forme. Et ses ingrédients sont les mêmes, du moins dans la vallée de Haute-Savoie.

Le chauffage au bois dans des installations obsolètes, est la cause de 80 % de la pollution par les particules, rappelle Isabelle Clostre, chargée de la communication à Air Rhône-Alpes, association agrée de surveillance de la qualité de l’air en Rhône-Alpes. « Il ne s’agit pas de culpabiliser les utilisateurs de chauffage au bois, mais de rappeler que les inserts ou foyers ouverts n’ont pas un bon rendement et qu’il faut éviter de les utiliser comme chauffage d’appoint ».

La deuxième source de pollution, est le trafic routier, les camions, mais aussi les véhicules légers et les voitures particulières. Il faut dans ces cas-là, non seulement rouler moins vite, mais aussi se passer si possible de recourir à la voiture, recourir au covoiturage, ou préfère encore les transports en commun et les modes doux.

La troisième source de pollution, dans la vallée de l’Arve, mais aussi en région lyonnaise est la pollution atmosphérique qui représente quelque pour cent de la pollution.

Les mesures prises lors des pointes de pollution visent à supprimer les épisodes les plus dangereux pour la santé, qui s’ajoutent parfois à des situations délétères tout au long de l’année. Le fond de la politique de lutte contre la pollution est cadré par les Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) arrêtés pour chaque grand bassin.

Ce sont les PPA qui déterminent les constats, les situations de départs, les problèmes à régler, les objectifs. L’objectif des PPA est d’abaisser régulièrement les quantités de polluants. C’est en réduisant la pollution de fond qu’on réduit le risque de pointes, imposé par les formes du relief, et les variations météo. Sans lutte de long terme, pas de succès en vue…

michel.deprost@enviscope.com

 

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