Pollution des autoroutes urbaines : le maire de Valence optimiste

Nicolas Daragon, Maire de Valence pense que l’Etat va mettre en place des règles pour réduire la vitesse sur les autoroutes urbaines.

La qualité de l’air a alerté depuis plusieurs mois les élus de Valence?

Nicolas Daragon : Une étude de l’Institut National de Veille Sanitaire avait mis en avant la mauvaise qualité de l’air sur l’agglomération de Valence, en raison de la pollution routière, notamment celle qui est générée par l’autoroute A 7. En effet, l’agglomération ne compte pas d’industries polluantes et le chauffage au bois n’y est pas développé.

Cette mauvaise qualité de l’air a été soulignée par l‘Agence Régionale de Santé de Rhône-Alpes  et par l’association Air-Rhône-Alpes. La Fondation scientifique du Pôle d’écotoxicologie de Rovaltain soutient cette démarche.Nous voulions donc agir. Depuis le début de l’année 2015, des professionnels de santé, un allergologue par exemple, nous ont alertés. Nous avons attendu la publication du rapport sénatorial sur le coût économique de la pollution atmosphérique remis au mois de juillet, et aussi la période d’été qui est celle pendant laquelle le trafic est particulièrement important, pour avoir un impact plus important.

Quelles sont les mesures demandées?

Nous demandons une généralisation de la vitesse réduite à 90 kilomètres à l’heure sur les 7 kilomètres de traversée des communes de Valence, Bourg lès Valence et sur la rive droite du Rhône , car elle aussi impactée la commune de Guilherand-Granges, en Ardèche. En tous dix communes sont impactées. Dans plusieurs secteurs des personnes  vivent à une vingtaine de mètres de l’autoroute, l’Hôtel de Ville de Valence est à  300 mètres de l’A 7.

Cette mesure consiste à généraliser tout au long de l’année une mesure qui n’est prise que lors des pics de pollution. Elle permet de réduire durablement le taux de pollution tout au long de l’année. Si les normes de l’Organisation mondiale de la Santé étaient respectées, nous pourrions éviter 55 décès prématurés chaque année.

Certains usagers ne risquent- ils pas de quitter l’autoroute?

Ce serai un mauvais calcul. L’ abaissement de la vitesse n’allongera que de 50 secondes la traversée de sept kilomètres. Il sera évidemment plus intéressant de ralentir que de parcourir un contournement  beaucoup plus long qui leur demandera plus de temps de parcours.

D’autres maires ont-ils effectué la même démarche?

Plusieurs villes sont soumises à la même situation que Valence. C’est le cas en Ile de France de Montreuil-sous-Bois, de Villejuif, de Mantes la Jolie, c’est le cas de villes en région. Mais Lyon a obtenue une baisse de la vitesse  sur les autoroutes A 6 et A 7 qui la traversent.

Une prise en compte systématique des autoroutes urbaines serait-elle nécessaire?

La ministre  de l’Ecologie et de l’Environnement a annoncé qu’elle soutient cette démarche. Des réunions interministérielles vont se dérouler rapidement. Je pense que l’été prochain la nouvelle règle sera en place.

michel.deprost@enviscope.com

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