Bioéconomie

Pour l’AFBV la nouvelle réglementation européenne confirme que le débat sur les OGM n’est plus scientifique mais sociétal

La nouvelle réglementation européenne régissant les cultures des plantes génétiquement modifiées (PGM) concrétise le fait que les autorisations de culture des PGM  ne seront plus prises en fonction des seuls critères scientifiques, mais aussi en fonction des options politiques et idéologiques des gouvernements de chaque pays : c’était déjà le cas en France depuis longtemps. ”  constate l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV).

L’AFBV estime que la réglementation aura au moins le mérite d’empêcher le Gouvernement français d’instrumentaliser la science et ” de décrédibiliser les instances d’évaluation des plantes modifiées pour justifier ses démarches juridiques très contestables d’interdiction des cultures des PGM. ”

La réglementation rendra obsolète le principe de  coexistence entre culture OGM et non-OGM ce qui mettra fin à la liberté de choix des agriculteurs pourtant inscrite dans la loi.  La réglementation ouvrira une brèche dans l’inscription au catalogue des variétés en permettant des exceptions nationales. Les variétés modifiées ne pourront  être semées ni produites dans les pays où la culture sera interdite, mais les produits de la récolte circuleront librement, ce qui créera une double peine pour le commerce des semences. La renationalisation des autorisations des OGM permettra à des pays comme la Grande-Bretagne de libérer leur recherche et de concrétiser leur politique de développement des plantes génétiquement modifiées. ” La concurrence entre les pays agricoles qui cultiveront les PGM et ceux qui les refuseront s’exprimera de manière forte et la vérité sur les modèles de production apparaîtra ainsi en toute clarté.” conclut l’Association.

 

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