Le plan d’électrification des usages présenté par le Gouvernement ne doit pas faire oublier la prise en charge des passoires thermiques rappelle le réseau Comité de Liaison des Energies Renouvelables ( CLER).
Sur le logement, l’objectif est d’installer en moyenne 850 000 pompes à chaleur chaque année d’ici à 2030. Si le réseau Cler reconnaît l’importance du changement de systèmes de chauffage alimentés aux énergies fossiles vers des systèmes fonctionnant aux énergies renouvelables pour la transition énergétique des logements, il » rappelle » que l’électrification seule ne permettra pas d’améliorer les conditions de vie et de faire reculer la précarité énergétique.«
Pour Damien Barbosa, porte-parole rénovation énergétique au réseau Cler “La nouvelle crise énergétique que nous traversons révèle une fois de plus des problématiques préexistantes en matière de précarité énergétique. Pour y répondre, le gouvernement doit coupler sortie des énergies fossiles et amélioration des conditions de vie en s’attaquant prioritairement à l’éradication des passoires thermiques.”
Le Gouvernement doit donc accélérer, selon le CLER, la rénovation énergétique performante des logements, en une fois ou par étapes. Un ensemble de postes de travaux (isolation, changement des menuiseries, ventilation, changement du système de chauffage…) doit être envisagé pour réduire efficacement le montant des factures, les émissions de gaz à effet de serre, mettre un terme à l’inconfort thermique (humidité, froid, chaleur, moisissures) et à leurs conséquences sur la santé.
Le réseau Cler demande d’augmenter l’enveloppe budgétaire MaPrimeRénov’ d’ampleur et de réhausser les plafonds d’aides pour retrouver les niveaux fixés en 2024 et permettre la rénovation énergétique d’ampleur de 400 000 logements d’ici à 2030. L’association demande de mettre un terme aux versements des aides pour la seule installation d’une pompe à chaleur sans autres gestes de travaux dans une passoire thermique.




