Auvergne-Rhône-Alpes

Pour le Conseil régional, Clermont-Ferrand doit rester connecté à Paris

Alors que la liaison aérienne Orly-Clermont est supprimée par Air-France, les conseillers régionaux d’Auvergne-Rhône-Alpes ont adopté le 9 juillet un vœu en faveur des travaux prévus sur la liaison ferroviaire Paris Clermont-Ferrand.

Des travaux doivent permettre de gagner 10 minutes sur le trajet Clermont-Ferrand Paris à partir de 2025, or les études n’avancent pas et les financements ne sont pas en place.©Ketounette / CC BY-SA

« Clermont-Ferrand, et avec elle, toute l’Auvergne  doit rester connectée à Paris »,  estime l’exécutif  de la Région Auvergne-Rhône-Alpes dans un vœu présenté par la vice-présidente  en charge des transports.

Car deux mauvaises nouvelles sont tombées ces derniers temps. Le Comité de suivi des engagements de l’État sur la ligne ferroviaire Paris – Clermont-Ferrand, qui devait se tenir le 6 juillet en présence du Secrétaire d’État Jean-Baptiste Djebarri, a été reporté.  Aucune nouvelle n’est arrivée sur les 160 millions d’euros destinés à l’amélioration de ligne exploitée par SNCF Réseau. Ces travaux doivent permettre de gagner 10 minutes sur le trajet avec arrêt à partir de 2025, or les études n’avancent pas et les financements ne sont pas en place.

Suppression de la desserte aérienne

Par ailleurs, Air France a annoncé le 8 juillet la suppression de la desserte aérienne entre Clermont-Ferrand-Aulnat et Paris-Orly assurée jusqu’ici par quatre allers-retours par jour. Or cette desserte est utilisée par 100 000 personnes par an, et représente un quart du trafic de l’aéroport de Clermont-Aulnat.

Michel Fanget, pour le groupe Modem a rappelé l’importance de cette liaison. Alain Bussière, pour le groupe Socialiste et démocrate, a annoncé que son groupe allait voter  ce vœu. Il a rappelle le poids de la sous-traitance aéronautique en Auvergne, et le poids du campus aéronautique de Clermont-Aulnat.

Pour Sara Boukkala (Parti Radical de Gauche), « tant que  l’État n’aura pas une politique d’aménagement du territoire, qui mette Paris et Clermont à deux heures, il sera nécessaire de maintenir la desserte aérienne ». Les élus écologistes du RCES ont insisté sur le potentiel à court terme du train, qui pourrait mettre la capitale auvergnate à deux heures et demie de Paris. On en reste très loin, soutiennent cependant des membres de la majorité régionale, Laurent Wauquiez en tête.

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