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Le protection des populations sortie du traité Euratom

La Commission environnement, santé et protection des consommateurs (ENVI) du Parlement européen a voté  le 4 juillet un rapport sur les “normes de base relatives à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisants”.

Michèle Rivasi, députée européenne Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE et co-fondatrice de la CRIIRAD, précise que la Commission ENVI s’est prononcée sur la sortie des normes du traité Euratom. ” Cet enjeu est primordial  pour la démocratie et la santé publique, car cela permettrait aux parlementaires européens d’avoir la codécision sur ce sujet. Ne laissons pas tout pouvoir aux lobbies du nucléaire, pour qui la radioprotection passe après le développement de leur industrie! En tant que co-rapporteure du texte, je considère ce vote comme une première victoire pour les écologistes, reste à transformer l’essai lors du vote en plénière à la rentrée prochaine“.
 
L’eurodéputé déplore que des niveaux d’exposition bien trop élevés soient aujourd’hui considérés comme acceptables”  : “ Cela signifie que l’Union européenne se prépare à l’éventualité d’un accident nucléaire et anticipe les risques que devra supporter la population. Plus la réglementation fixe des références de doses élevées , moins les victimes pourront demander de dédommagement en cas d’accident.

Pour Michèle Rivasi, la directive proposée par la Commission européenne et le rapporteyr ( PPE ) Thomas Ulmer ” fixent des doses de rayonnements ionisants acceptables qui risquent de nous enfermer dans l’ère de l’acceptation de l’accident. Au-delà de l’insécurité dans laquelle nous nous trouvons face au risque nucléaire, ce sera donc aux citoyens européens de payer la note! Les fonds prévus par les conventions de Paris et de Vienne ne suffisent  pas à couvrir les frais d’une catastrophe, et les personnes touchées n’auront d’autre choix que de vivre en terrain contaminé, ne pouvant être relocalisées.”

  L’eurodéputée invite les citoyens à exiger un réel débat démocratique sur la question du nucléaire, tant du point de vue de la politique énergétique qu’au vu des enjeux énormes pour la santé publique.

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